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Retour aux origines [Alan & Burna]

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Jeu 11 Oct - 23:30

Une épée maudite qui se nourrit de l'âme de ses victimes, hein ? Burnagore n'avait même pas l'air étonner d'apprendre l'existence d'une arme aussi diabolique - et une arme à double tranchant, qui plus est ! Pour la manier, il fallait, selon les dires de son porteur actuel, se lier avec en offrant une partie de son âme comme tribut.
Un sacrifice de taille s'il en était !

- Tu m'as tout l'air de le regretter, commenta le Vengeur.

Alan n'avait pas tout dit et cela se sentait. Mais, à vrai dire, Burnagore ne s'attendait pas à obtenir de plus amples renseignements à ce sujet. Que connaissait-il du passé de l'homme avec qui il conversait si posément ? Absolument rien. Et des fois, 'valait mieux ne pas trop en apprendre ; un rien peut faire en sorte que les alliés d'un jour deviennent les ennemis de demain... ou de l’instant d'après.
Et puis la petite en avait vu assez, de ce côté sombre et meurtrier du vengeur, alors qu'il était en train de débiter ses ennemis avec un plaisir malsain. Si jamais cette discussion en venait à tourner au vinaigre, alors Burnagore deviendrait sans doute un véritable monstre aux yeux de Gwendolyne ! Déjà que la peur qu'elle ressentait en sa compagnie était palpable, il ne manquerait plus que ça pour que le Vengeur perde définitivement le peu d'espoir et de confiance qu'elle avait mis en lui.
En dehors des combats, loin de l'ivresse du sang et des massacres, il arrivait parfois que l'ex-mercenaire balafré vienne à y songer...
Il se tourna à demi pour couler un regard inutile au cabanon dans lequel se reposait l'enfant.
En ma compagnie, elle ne glanera que la folie ; sans moi, la Mort viendra la chercher. Sa survie ne dépend pas que de moi ; elle dépendra aussi de sa résilience.
En pareil monde, les faibles sont les proies des plus forts... et des plus affamés !
Ce que lui dit Alan tournait en ce sens : une morale écorchée, une perte à venir - sur le long terme dans le meilleur des cas -, une époque où le sang ruisselle et où l'usage de la magie noires et de ses accessoires n'est pas à proscrire.

- Qui se soucie de la morale dans une époque aussi trouble ? répondit le Vengeur, usant de rhétorique. Ceux qui se croient encore l'abri, certainement. Tout le contraire de ceux qui tiennent le front et qui vivent des horreurs jours et nuits.
Il ne faut pas se méprendre ; les problèmes, on ne les cherche pas : ils viennent à nous comme des nuages poussés par le vent. J'en veux pour preuve les hommes qui vous sont tombés dessus en mon absence. Ils sont du genre à se jeter sur tout ce qui vit. Pire encore que les chiens sauvages. Oui, ce sont des "tarés" comme tu dis. Et si nous leur sommes si différents...,
il contempla un instant le tranchant d’obsidienne de sa longue lame avant de soutenir le regard de son interlocuteur, puis de poursuivre : c'est parce, même si la nature de nos armes ne diverge pas bien des leurs, nous choisissons ceux qui méritent vraiment de mourir. Ils s'en prennent à toi ? Alors ils doivent mourir. C'est aussi simple que ça. Ce n'est même plus une question de justice. C'est un simple retour des choses.

Même s'il est vrai que lui, prédateur au sang chaud, pouvait devenir à tout moment pour les fanatiques de Death et les morts-vivants ce qu'ils représentaient pour les autres. En somme, une créature plus abominable encore que la Mort !

- Il n'y a pas de comparaison possible : nous manions nos lames et nous en sommes les maîtres, tandis qu'eux ne sont que de simples outils manipulés par une sorte de démon.

Burnagore était des plus lucides - ou du moins pensait-il l'être. La rage sanguinaire à laquelle il était sujet quand les combats gagnaient en intensité, lorsque cette voix dans sa tête le chahutait en continu, ne le remettait pas en question. Du début à la fin, quand il dégainait ses lames dans un affrontement qu'il avait lui-même initié, l'Oiseau de Sang ne cherchait pas à épargner ; il punissait. Et le plus souvent par la mort.
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Alan
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Dim 14 Oct - 16:02
Regrettait-il d'avoir cette arme ? Oui et non... sans elle, il serait déjà mort, c'était une certitude. Artamon était une arme fort pratique. Cela étant... ça restait une arme maudite. Donc le regrettai-il ?

« Pas tant que ça... »

Puis le roux jeta un œil vers le cabanon.

« En ma compagnie, elle ne glanera que la folie ; sans moi, la Mort viendra la chercher. Sa survie ne dépend pas que de moi ; elle dépendra aussi de sa résilience.
- Tu devrais peut-être chercher à l'endurcir un peu, alors. Sinon elle sera toujours à tes basques, en plus de devenir folle... »

L'endurcir... ça lui forgera peut-être assez le caractère pour qu'elle ne sombre pas totalement.

« Qui se soucie de la morale dans une époque aussi trouble ? Ceux qui se croient encore l'abri, certainement. Tout le contraire de ceux qui tiennent le front et qui vivent des horreurs jours et nuits.
Il ne faut pas se méprendre ; les problèmes, on ne les cherche pas : ils viennent à nous comme des nuages poussés par le vent. J'en veux pour preuve les hommes qui vous sont tombés dessus en mon absence. Ils sont du genre à se jeter sur tout ce qui vit. Pire encore que les chiens sauvages. Oui, ce sont des "tarés" comme tu dis. Et si nous leur sommes si différents... c'est parce, même si la nature de nos armes ne diverge pas bien des leurs, nous choisissons ceux qui méritent vraiment de mourir. Ils s'en prennent à toi ? Alors ils doivent mourir. C'est aussi simple que ça. Ce n'est même plus une question de justice. C'est un simple retour des choses.

- Comme tu dis... »

Et encore... Certains n'auraient sans doute pas mérité la mort, parmi les victimes d'Alan... ou bien de Burnagore ? Enfin, on ne pouvait pas corriger ces erreurs la.

« Il n'y a pas de comparaison possible : nous manions nos lames et nous en sommes les maîtres, tandis qu'eux ne sont que de simples outils manipulés par une sorte de démon. »

Ca... c'était vrai... tout du moins, c'était ce qu'il semblait. Enfin, tant qu'il se battra pour protéger ce qui compte pour lui, le bretteur était sur de faire ce qu'il fallait. Et il avait les pleins contrôles sur sa lame.

La préparation de la viande continuait pendant le dialogue. Alan rassembla de quoi faire le feu et des pics pour y planter la viande.


« Dans tous les cas... il vaudra sans doute mieux ne pas trop s'éterniser ici. Si ces tarés se trouvaient là, leurs semblables sont peut-être dans les alentours... si ce n'est pas Death lui-même. »

Et le manieur d'Artamon était parfaitement conscient qu'ils n'étaient sans doute pas prêts à l'affronter... lui était loin d'être capable de ravager une ville seul.
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Lun 15 Oct - 21:20

Burnagore avait anticipé la réponse d'Alan. Il en était d'ailleurs venu à la même conclusion que ce dernier : s'il ne parvient pas à endurcir la gamine, alors c’est la folie qui l'attendra au prochain tournant. Et si jamais, à l'inverse, celle-ci parvient à dépasser ses attentes, à supporter les visions diaboliques et macabres de ce monde dépravé, alors il se pourrait bien qu'elle devienne une individue plus dangereuse encore que lui. L'Oiseau de Sang n'avait plus tellement le choix depuis qui l'avait extirpé l'enfant des griffes de la mort. Sa grandeur d'âme lui valait toujours de sacrés emmerdes ! Il avait beau faire que rien n'y changeait. Même les invectives de cette voix malsaine qui trottait dans sa tête pendant les plus abominables des moments qui existent n'y changeaient que dalle !
Ce n'est pas faute de t'avoir prévenu... Peut-être bien que tu te retrouves en train de façonner ta propre arme vivante sans même en avoir conscience. Celle qui, un jour, aura possiblement l'occasion de te porter le coup de grâce. De nous tuer. Tous les deux.
Cesse de me déblatérer tes conneries.
Il était encore bien trop tôt pour se fier à des prophéties aussi ridicule ! Gwendolyne, jusqu’à preuve du contraire, n'était qu'une petite pleurnicheuse à la limite de se faire dessus lorsque qu'elle avait le malheur de poser les yeux sur un homme - ou une créature ravagée par le temps - découpé par les bons soins d'un Burnagore ivre de sang.
Ne crains-tu pas de te faire trahir pour la seconde fois ? Tu joues avec la feu...
Non, c'est toi qui en attise les flammes, pas moi. C'est ce qu'on appelle une nuance ayant son importance, connard !
Claquant le volet de son esprit, Burnagore mit un terme à ce monologue intérieur pour revenir à la présente situation. Son travail sur leur repas de fortune avait bien avancé, si bien qu'Alan s'était emparé de quoi empaler la viande en attendant qu'elle cuise.
Entre-temps, Alan exprima ses craintes on ne peut plus justifiées de tomber sur de nouveaux sous-fifres du maléfique Death au cours de leur pique-nique.
L'Oiseau de Sang réprima un sourire de son cru.

- Ils le sont sans doute, répondit-il sobrement. L'ennui - le vrai - c'est que je me vois mal, à l'heure qu'il est, évoluer dans les bois avec le ventre vide. Et c'est encore plus vrai pour l'enfant. Elle ne supportera pas le trajet.

Il promena son regard dans les alentours avant de le reposer sur ce brave Alan.

- Tu n'as pas à t'en faire, reprit-il. Death ne foulera pas cette herbe. Il préfère de loin laisser ses chiens "s'épuiser" à sa place. Tu ne le verras pas marcher sur une simple bourgade de lui-même. Ça ne serait pas un challenge pour lui. Il n'en retirerait aucun... plaisir.

Et son linceul de mort ne remuait pas. Jusqu'ici, il n'avait jamais été déçu par cet accessoire à l'esthétisme plus que douteux. Alors autant faire part à son homologue de sa réelle utilité.
De sa poigne de fer, il en agrippa un pan, avant de l'observer pensivement pendant trois bonnes secondes durant lesquelles il resta parfaitement muet.

- Si j'ignore tout des origines de ce tissu diabolique, je reconnais malgré tout son utilité dans cette situation qu'est la nôtre ; tant qu'un vent mystique ne se met pas à le ballotter dans un sens en particulier, cela signifie qu'il n'y a aucun adepte de la magie noire à proximité. Tu peux donc dormir sur tes deux oreilles.

Mais en gardant un œil ouvert. Les précautions d'abord, toujours !
Burnagore relâcha son manteau de défunt pour reprendre leur commune besogne.

- Je partirai à l'aube. Quand la gamine sera requinquée, déclara-t-il. D'ici là fais-toi plaisir : pose tes questions. Considère que ça fait partie du deal.
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Alan
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Sam 20 Oct - 17:40
Maintenant qu'ils avaient un peu de temps libre pour faire le point sur la situation, un triste constat s'imposait : ils étaient saufs, ça oui. Ils avaient de quoi manger, tant mieux, mais... étaient-ils vraiment tirés d'affaire ? Certes, il y a eu bien assez de morts pour supposer qu'ils soient tirés d'affaire, mais... et s'il y avait plus encore de ces gars qui rodaient dans la forêt, quadrillant le périmètre pour s'assurer de ne manquer aucune proie ? Et si l'un deux, que le duo de bretteurs n'auraient pas remarqués, se serait échappé et aurait prévenu des renforts ? Alan avait encore bien assez d'énergie en réserve pour faire un autre massacre, mais l'incertitude du nombre d'adversaires ou de leur talent au combat était un facteur plutôt pessimiste quand à leurs chances de survie...

Surtout s'il fallait protéger la petite...

Et le pire des scenarios, ça serait encore que Death soit dans les parages et leur tombe dessus.


« Ils le sont sans doute. L'ennui - le vrai - c'est que je me vois mal, à l'heure qu'il est, évoluer dans les bois avec le ventre vide. Et c'est encore plus vrai pour l'enfant. Elle ne supportera pas le trajet.
- Sans doute...
- Tu n'as pas à t'en faire. Death ne foulera pas cette herbe. Il préfère de loin laisser ses chiens "s'épuiser" à sa place. Tu ne le verras pas marcher sur une simple bourgade de lui-même. Ça ne serait pas un challenge pour lui. Il n'en retirerait aucun... plaisir.
- Information fort intéressante. »

Ca ne rendait pas les petits patelins paumés plus surs pour autant, mais permettait de rapidement se faire une idée sur où trouver Death à l'avenir. Son truc à lui, c'était faire étalage de sa toute puissance, donc démanteler les forces armées les plus redoutables : les capitales. En se grouillant de trouver un moyen de le neutraliser, il devrait être possible ensuite de le confronter à Daein, par exemple... non, parrait-ils que la ville est fragilisée suite à la mort du roi Sothe... merde, où trouver une force armée assez puissante pour attiser le désir de combat de Death ?

… il faudra sans doute prendre les devants et rassembler les combattants de tous horizons en prenant bien soin de s'assurer que cette information soit aussi captée par leur cible. Le piège était grossier et évident, mais un taré comme lui ne reculerait devant aucun défi, sans nul doute.

Cela étant dit... il ne fallait pas se précipiter. Avec l'âge – quoi qu'il était encore jeune – et les expériences passées, Alan avait bien compris que se précipiter était une mauvaise chose... et s'il venait à l'oublier, il suffisait de voir Kira pour qu'il s'en souvienne. Sa fille du futur ne connaissait pas le dicton « réfléchis avant d'agir ».

Laissant donc ce début de plan dans un coin de la tête, le père de famille revint au présent, alors que son compagnon de pique-nique lui présenta l'étrange tissu qui le drapait.


« Si j'ignore tout des origines de ce tissu diabolique, je reconnais malgré tout son utilité dans cette situation qu'est la nôtre ; tant qu'un vent mystique ne se met pas à le ballotter dans un sens en particulier, cela signifie qu'il n'y a aucun adepte de la magie noire à proximité. Tu peux donc dormir sur tes deux oreilles. »

Un détecteur à magie noire, hein ? Étonnant qu'il n'aie pas pointé Artamon dans ce cas... il devait y avoir des subtilités dans son mécanisme...

« Tant que nos adversaires sont uniquement des mages noirs, j'en reconnais l'utilité... mais s'ils venaient à s'acoquiner avec des bandits ou n'importe quelle personne mal intentionnée qui ne pratique pas ce genre d'arts... pardonne mon langage, mais ton tissu sera juste bon à te torcher le cul. »

Mais ça ne rendait pas l'objet totalement inutile, cela dit. Pour un chasseur d'hérésie, ça serait la panacée... ou presque.

« Je partirai à l'aube. Quand la gamine sera requinquée. D'ici là fais-toi plaisir : pose tes questions. Considère que ça fait partie du deal. »

Des questions... en avait-il seulement encore ? Ah oui, tiens...

« Je doute que tu puisses m'aider, mais... à tout hasard... tu n'aurais pas croisé une jeune femme aux cheveux blancs avec une mèche noire ? Elle a des yeux bleus, est généralement pas habillée chaudement et elle doit sans doute se promener avec un grand benet aux cheveux verts.  »

Peu probable qu'il aie croisé Kira mais... sait-on jamais...
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Hier à 23:19
Son interlocuteur ne manquait décidément pas de jugeote. Et il avait un sens de l'humour assez mal tourné. Chose qui eut le mérite d'arracher un petit sourire au Vengeur. Un "tissu bon à se torcher le cul", hein ? Il ne serait même pas bon à ça, ce foutu linceul maudit par les même entités qu'il permet de traquer. A vrai dire, Burnagore évitait de trop s'y fier car comme l'avait si bien suggéré Alan, il n'en demeurait point infaillible par rapport aux êtres perfides tels que les bandits et autres résidus nocifs de la société.

Et il se trouvait que son homologue bretteur avait bel et bien une question à lui poser. Mais une à laquelle il ne s'attendait pas. Une à laquelle il n'avait pas de réponse, car la personne qu'on venait si bien de lui décrire ne lui disait absolument rien. Il n'aurait sans doute jamais oublier un portrait aussi peu commun : une femme avec des cheveux blancs et une mèche noire, le tout associé à des yeux bleus, en compagnie qui plus est d'un type avec une tignasse de la couleur de la salade.
Sacré tableau que voici.
Burnagore secoua la tête.

- Jamais vus, répondit-il. Ni elle ni le type qui l'accompagne. Ces deux-là ne me disent rien du tout.

Il s'avisa tout de même de l'expression d'Alan, histoire d'y pêcher quelque information non-dite au sujet d'un éventuel lien de parenté ou, chose bien plus courante, d'amitié avec les personnes recherchées.

- ...Ça ne me regarde en rien, mais tu devrais te focaliser sur les endroits que ces deux-là ont l'habitude de fréquenter.

Quoi de plus logique en même temps ? Sauf si Alan caressait l'idée de se confronter à Death sur un terrain favorable pour éviter à ceux-là de s'y risquer à leur tour, décision qui changerait radicalement la donne.
Quelque chose dans cette logique fit tiquer Burnagore...

- Laisse-moi te poser une question...

Elle n'allait pas être facile à entendre mais ça lui brûlait tant les lèvres qu'il n'allait pas pouvoir s'empêcher de la lui poser. Dans le regard du Vengeur brillait un soupçon étincelant de nostalgie.

- Que ferais-tu si tu devais faire un choix entre sauver ces deux-là ou... mettre un terme au fléau qui gangrène le monde ? Quel prix serais-tu prêt à payer pour y parvenir ?

Cela faisait deux questions, certes, mais...
Tu penses encore à elle, n'est-ce pas ? Tu t'intéresses à ce que les autres feraient s'ils étaient à ta place...
De nouveau cette maudite voix dans sa tête, putain !
Burnagore fit de son mieux pour garder contenance et faire comme si de rien était.
Tu n'arrives pas à la sortir de ta tête. Tu es encore trop faible., poursuivit le fantôme de sa conscience.
Tu ne sais rien de moi !
Oh, que si! J'en sais bien plus que tu ne te l'imagines... car nous ne sommes qu'un, au final.
Burnagore se crispa de tout son être.
La ferme !
Faible.
Ta gueule !
Faible. Faible... il y eut comme un moment de silence, dans le genre complet, où le Vengeur était complètement déconnecté du monde dans lequel il avait tenu la conversation avec Alan.
Sous ses yeux victimes d'une hallucination affreusement réaliste, il fut surprit par l'apparition en gros plan du reflet embrasé de son propre visage animé par la soif de tuer ! Un spectre composé de flammes virulentes, semblable à un feu follet tout droit sorti des Enfers.
FAIBLE ! lui hurla son Ka au visage.
Par réflexe, Burnagore se jeta en arrière et passa par-dessus son siège de fortune. Pour l'occasion... il eut l'air bien con.
Dans son esprit, son Ka se mit à rire alors que lui se redressait pour se remettre à sa place.
Sombre connard !
Il s'en mordit la lèvre inférieure.

- C'est rien, fit Burnagore dans l'espoir de rassurer Alan sur cette... galipette accidentelle. Rien qu'un léger sursaut. T'en fais pas.

Lui s'en faisait pourtant. Plus le temps passait et plus il perdait le contrôle de ses sens. Lentement mais sûrement, son Ka prenait le dessus. Et lorsque quelque chose ne lui allait pas chez son hôte, il le lui faisait toujours comprendre d'une manière ou d'une autre.
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