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La réunion des mousquetaires ! [ft. Câto et Blaze]

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Blaze Kazeroi
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Mer 8 Aoû - 22:40


Tout ce blabla, ces excuses de je suis pas prêt. Purée on croyait entendre un enfant… Le Shaman était pas aussi intelligent que Blaze l’avait espéré, du moins, dans ce sujet.

« Pour quelqu’un qui n’arrive toujours pas à prononcer correctement mon prénom, je trouve que t’es assez mal placé. »  

             
Au moins, il avait dit qu’il avait envie, c’était un bon pas, du moins pour le trio. Et concernant l’écoute, certes, c’était une approche très rapide que Blaze avait faite mais il y a des signes qui ne trompe pas. Mais il continua son blabla sur la finalité, les enfants, tout ça… Un vrai inconnu au monde de la sexualité merde. Mais sa volonté de ne pas le faire à l’arrache par contre, ça, il respectait. C’était une bonne raison, mais pas assez pour laisser la pauvre féline dépérir de son côté.

« Tu réalises qu’il y a moyen de faire plaisir à une femme sans arriver à la -finalité- ? Ou ça ne t’es jamais passé à l’esprit de considérer un peu l’état de Khar’a au lieu d’avoir peur dans ton coin. »

Il sentait bien que Catô en avant à revendre et voulait continuer de lui balancer aux visages qu’il était qu’un sauvage sans manière, mais ce qui enrageait particulièrement Blaze, c’était le manque d’égard envers l’état de Khar’a. Le simple fait que le bretteur s’imagine dormir ainsi avec elle et se retenant pendant plusieurs mois lui semblait une souffrance indescriptible. Alors la pauvre…

Serrant entre ses doigts l’arrête de son nez en soupirant, il écouta en revanche Khar’a osciller entre la peur de cet acte qui en effet, peut avoir des conséquences graves pour un Laguz, et la tentation d’assouvir son besoin. Prenant place assise, il mentionna.


« T’oublie vite que j’ai grandi à Hatary, on nous informe de ce genre de chose, et comment les éviter. Mais tu as raison sur un point, c’est à Khar’a de choisir… Et visiblement elle ne nous aide pas. » ajouta-t-il avec un petit rire en se grattant la joue

« Normalement ce genre de chose doit se passer naturellement, tu as raison Khar’a mais. Si cela se passe jusqu’au bout, tu cours le risque de perdre à jamais ta capacité à te transformer. J’imagine que c’est facile pour moi d’avoir le ton aussi léger, à l’inverse, Catô te voit tous les jours donc votre relation… »

Cela pouvait rendre soit très bizarre, soit très accommodant. Mais on ne peut pas le savoir avant d’avoir expérimenter. Et Catô ne voulait pas prendre le risque, ce qui en soit, au final, lui convenait. Mais merde il allait continuer à infliger cela à la pauvre. Aussi il se décida à tirer la corde du fils de pute.

« Je veux forcer personne, mais… regarde là. Elle mérite au moins qu’on prenne un peu soin d’elle, pas exactement d’aller jusqu’à ce qui te fait si peur, mais voilà. Elle le mérite au moins non ? »

Aaaah le petit pd, comme un saligaud, Blaze utilise littéralement Khar’a comme un bouclier mais avec une raison valable. Blaze ne quittera pas le duo tant que Khar’a aura au moins réussit à évacuer un peu de cette pression qui semble proche de l’explosion…
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Jeu 16 Aoû - 4:28

Le sujet traînait, pas dans le bon sens, et ça commençait à lui flanquer mal au crâne. Il y avait un millier de problèmes à traiter, un millier de façon de le faire et un millier de conséquences qui allaient en découler...et la seule chose qu'il pouvait accorder à l'insupportable bretteur prétentieux, c'est que l'immobilisme n'apporterait rien de bon à personne.
Khar'a était perdue, comme lui-même l'était. Elle en "transpirait" d'envie de toute évidence, et ça n'était pas étonnant vu son âge - encore que le Shaman s'interrogea brièvement sur ledit âge, mais préféra écarter cette question avant de faire une syncope - et l'autre enfoiré en profiter pour utiliser la pauvre fille comme argument.
C'est bon, il en avait plein le cul là. Et c'est pas comme ça qu'il voulait le formuler.


"Et toi t'oublie bien vite, monsieur "j'ai la sagesse du désert", que j'ai grandi depuis ma naissance dans un environnement où l'on prisait la connaissance et la prévoyance au-dessus de tout."

Il se serra la poitrine avec une grimace. La journée avait déjà été très riche en émotions...et voilà qu'ils atteignaient un nouveau pic. Non seulement on crevait enfin l'abcès, ce qui devait de toute façon arriver alors advienne que pourra, mais en plus le magicien sentait qu'ils allaient y aller plein pot...il n'y avait plus qu'à espérer que les choses se passent bien, pendant, et après.
Parce qu'après tout, ils voulaient tailler dans le vif ? Alors y en a marre, on laisse le gentil Catô au placard pour de bon, et on joue au sauvage, comme ils en ont tant envie. Dégénérés de faux-humains...


"Ca s'appelle penser aux conséquences, voir plus loin que la seconde immédiate. Tu sais, ce que tu ne fais jamais, tête de pioche ! Parce que si tu penses qu'elle se contentera de caresses, alors t'es con. Si on commence, ça va juste l'enflammer pour de bon, y'aura pas de demi-semblant, et je pense être mieux placé que toi pour estimer sa réaction, l'éternel absent suicidaire."

Tiens, tu veux jouer aux salauds ? Ne parie pas avec un Daeinite adepte de la magie ancienne !
A bout, le sorcier encaissa une violente chute de tension qui l'obligea à s'asseoir alors qu'un voile noir lui couvrait les yeux, ses oreilles bourdonnant pendant quelques secondes. Quand le malaise commença à passer, c'est avec une certaine lassitude et résignation qu'il leva la tête vers la minette en lui tendant quelques pièces.
Elle avait presque fondu de bonheur lorsqu'il l'avait embrassé de force...alors ça présageait plutôt du bon si...si voilà. Alors tant pis, ils ne pouvaient plus se dérober, et au final le magicien n'avait ni l'intention de laisser sa chère Khar'a aux seules mains de cet abruti excité, ni de se priver de profiter de la Laguz qui n'attendait que ça !


"Khar'a, fais nous monter trois thés, au gingembre et cannelle s'il te plait...on va en avoir besoin il se passa ensuite la main sur le visage. Que ce soit surtout lui qui en ait besoin était à ce point évident qu'il ne vit pas l'intérêt de le préciser s'il n'y en a pas, du thé aux épices suffira...et demande aussi une petite bouteille d'huile. Si notre ami qui sait tout veut passer par la petite porte sans te faire hurler de douleur, il va en avoir sacrément besoin..."

Bordel de bordel, mais dans quoi il s'était encore laissé embarqué ? D'accord, pour une fois qu'une fille lui plaisait vraiment, il n'avait pas osé précipiter les choses...mais là, le Shaman avait plutôt l'impression qu'ils dérapaient tous magistralement dans un virage en demi-tour.
Enfin, c'était leur souhait "profond" à tous les deux, et lui-même en avait marre de jouer les prudes alors que cette petite chatte émoustillée se frottait à lui tous les soirs. Blectre le roux - parce que tant qu'à foirer son nom, autant le prendre à la rigolade - n'avait pas tort sur ce point-là au moins, il réfléchissait peut-être, sans doute, trop pour son propre bien...mais il voulait tellement bien faire, tant qu'au final il faisait mal.
Alors que le sort en soit jeté, et advienne que pourra...
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Khar'a Mell
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Jeu 16 Aoû - 10:58
Les choses dégénéraient à vitesse grand V, au grand désespoir de khar'a. Elle regardait les deux hommes de sa vie qui commençaient à se disputer au sujet de la meilleure attitude à adopter, et elle ne pouvait pas s'empêcher de se sentir responsable. Malgré les efforts qu'elle avait déployés, elle n'en pouvait plus, et en voyant l'état d'agacement avancé des deux hommes, en particulier Câto qui ne semblait pas ravi du tout, elle se donnait l'impression d'être une horrible personne qui cherchait à forcer son entourage à faire ce qu'elle voulait.

Elle s'alarma d'autant plus lorsque le Shaman manqua s'écrouler. Et voilà, à force de s'énerver ou on ne sait quoi, de stresser, peu importe, il s'en rendait malade. Dans la précipitation, la minette se porta au chevet du jeune homme et l'aida à s'asseoir.

Non, décidément, les choses étaient loin de se passer comme elle l'aurait voulu. Puisqu'il semblait qu'il fut réellement question de sa véritable première fois, elle aurait aimé un cadre plus romantique, de l'amour et une ambiance saine, pas… ça ! Là, tout le monde se disputait, et elle avait l'impression d'être le centre du cyclone. Ouais, ces deux-là étaient en train de lui pondre un véritable tue-l'amour.

Mal a l'aise, Khar'a accepta cependant les quelques piécettes tendues par le Shaman, se demandant du diable ce qu'il pourrait bien faire avec de l'huile et ce qu'il comprenait par "petite porte", mais elle était d'accord avec lui sur un point : il allait avoir besoin d'un remontant, même s'il ne se passait finalement rien à cause de l'ambiance terrible. Piteuse, les oreilles basses, elle se traina hors de la chambre et descendit les escaliers pour trouver l'aubergiste en train de débarrasser leur table. Elle en profiterait pour récupérer le livre laissé par Câto.

La mine toujours basse, elle s'approcha de l'homme et lui demanda le thé "cannelle-gingembre", trois tasses, et un petit pot d'huile, affichant le parfait visage du scepticisme. Visiblement, l'aubergiste comprenait quelque chose qui lui échappait puisqu'il afficha un sourire de connivence avant de lui dire qu'il leur porterait la commande directement dans leur chambre, agrémentant même sa réplique d'un petit clin d'œil qui fit se poser beaucoup de questions à la minette…

Finalement, elle récupéra le livre abandonné et gravit à nouveau les escaliers pour retrouver Blaze et Câto dans leur chambre. Là, elle déposa le livre sur leurs sacs de voyage pour libérer ses mains et s'installa sur le lit à coté du Shaman.

- Il a dit qu'il arrivait avec le thé et… euh… L'huile.

Mais pourquoi diable avait-il besoin d'huile bon sang ? C'était une coutume Beorc, il fallait boire un truc gras avant l'amour ? Ce serait pas un peu écœurant, d'un coup comme ca ?

Quoi qu'il en soit, Khar'a se sentait encore mal à l'aise. Morose, elle replia ses jambes contre sa poitrine et entoura ses genoux de ses mains. Certes, Blaze avait raison : Elle dépérissait. Elle était sur les nerfs en permanence, et seule son incroyable générosité l'empêchait d'en vouloir à Câto de n'avoir rien fait. Elle se disait juste qu'il était malade, fragile, peut-être pas trop porté sur la chose… Et pour elle, l'amour devait être partagé, tous les participants devaient en avoir envie. Mais tel que les choses se présentaient, elle avait l'impression que Câto se sentait obligé, et que Blaze le poussait à bout. Et si les deux hommes se disputaient autour d'elle, alors les choses n'allaient pas du tout. Car c'était précisément ce qu'elle voulait éviter à la base.

- Faut pas vous sentir obligés… Vous forcez pas pour moi…

La pauvre en avait à nouveau les yeux humides de larmes.


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Blaze Kazeroi
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Jeu 16 Aoû - 23:45


On dit souvent que l’enfer est pavé de bonnes intentions, qui de mieux que le bretteur écarlate pour encapsuler parfaitement cet adage. Mais le bretteur était fermement sur sa position, il voulait simplement le bonheur de Khar’a, surtout après ce qu’il vient de lui infliger. Bien que l’idée d’entretenir de connecter son corps à la Laguz l’avait effleuré, il s’était toutefois mit en tête que la priorité était la féline, pas lui, plus jamais lui.

« Eh ben ça ne te réussit pas considérant qu’elle en est arrivée là… » dit-il entre les dents, méprisant. Prévoir est effectivement important, mais n’importe quel mec qui a réussi à survivre si longtemps sait très bien qu’aucun plan, aussi bien façonné est-il, peut résister aux aléas de la vie. Cette vérité échappait visiblement au mage qui si ce jour, n’a qu’une Laguz en chaleur sur les bras, aura un jour un cadavre sanglant sur les bras, et on verra comment cette planification l’y a aidé. Mais pour éviter de se froisser d’avantage et surtout, de ne pas rendre plus misérable Khar’a que cela avec ce débat qui, soyez en sûr, est loin d’être fini. Donc soit, considérant qu’il est cet écervelé qui n’arrive à rien prévoir… Histoire de se mettre dans la peau de monsieur magie noir.

Par-delà l’insulte gratuite qui ne reçut qu’un sourire amusé, il se gratta le menton de façon pensive. Caresse n’était clairement pas ce à quoi pensait Blaze, du moins, c’était quelque chose de bien plus sexuel. Il avait, par un certain coup du sort, eut l’occasion d’avoir une discussion avec des femmes qui s’aimaient. Si cela fonctionnait entre elle, c’est qu’elles arrivaient à se satisfaire, d’où la curiosité du bretteur qui avait encaisser pas mal de gifles et de réprimandes avant d’enfin avoir quelques informations, à la suite de son récit qu’il avait certainement glorifié. Ce n’est certes pas l’expérience totale dont parlait Catô, mais si ces femmes y arrivaient, c’est qu’il y avait un espoir de satisfaire la Laguz sans mettre en danger son futur de Laguz ou même de femme. Idéaliste ? Certes, mais dans ce putain de monde, un peu d’optimisme que diable.

En revanche, le shaman avait raison, il savait mieux que lui. Ce qui était à la fois enrageant et insultant, faisant ressortir cette incapacité à prendre une décision dure, ou même d’être dur tout court, pour régler un tant soit peu la relation qu’il avait la Laguz. Pendant qu’il se laissait porter par ce doux confort d’être ami mais pas trop. De se dire qu’il est avec elle, mais sans le gros de la responsabilité. Le bretteur souffla comme un buffle pour se contenir et finalement venir au terme que Catô avait ses forces et ses faiblesses, bien que pour l’instant, le second ressort beaucoup à ses yeux. Mais la mention d’huile lui fit s’infliger un facepalm, attendant que la Laguz prenne le temps de filer pour se retrouver à nouveau seul à seul entre homme.



« Ecoute, je suis pas contre le thé… Mais ca n’a pas été mon intention de le faire par derrière comme ça, trop douloureux. Bon… »

Il expliqua calmement comment ces femmes faisaient. Le jeu de langue, ce genre de chose quoi. Ses joues en devinrent rouge par le sujet embarrassant.



« Au moins ça mais bon. Y parait que je pense à rien… Je veux juste son bonheur et soyons franc… T’as un peu trop attendu. » il entama un léger rire. « Je n’étais pas là donc j’ai pas à juger. Désolé encore de faire celui qui fait tout… ouais, tu sais de quoi je parle. »

Il s’en mordit la lèvre avant de prendre place assise en soupirant. Le défi était lancé. Le retour n’était plus possible. Sous peu la Laguz allait revenir et une porte s’ouvrira, de l’enfer ou du paradis, personne ne sait.
Khar’a retourna les mains vides, ce qui indiquait que l'aubergiste allait... certainement... ramener le tout. Il hésita entre une honte temporaire et une volonté de juste se rendre minuscule pendant un instant. Avant éventuellement se dire que merde, ils étaient lancés et maintenant personne n'arrêterait ce train. Toutefois, on peut encore le contrôler...



« On ne se force pas pour toi Khar’a. Si tu devrais au moins être certaine d’une chose, c’est qu’on veut te rendre heureuse. Je me trompe ? »

C’est une base commune, la meilleure et la seule qu’ils ont sur le moment. Mais c’était assez. Blaze retourna un sourire calme et confiant envers Catô, acceptant la réalité assez rude qu’ils étaient 3, pour le meilleur et pour le pire.
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Ven 17 Aoû - 9:13
Fou. Ces deux débiles allaient le rendre fou ! Quand il défendait la patience et la compréhension, ils se tortillaient d'envie et d'impatience, et lorsqu'il craquait finalement et prenait le taureau par les cornes, ils se défilaient ! Tous les deux ! Mais quelle bande de chieurs !
Quand le rouquin commença à lui expliquer le concept de cunnilingus, le magicien se sentit épouvantablement fatigué et se laissa tomber allongé sur le matelas pour se passer les mains sur le visage. Il savait que s'il s'énervait, s'il se laissait aller encore une fois à une crise de nerfs, il ne s'en relèverait pas avant un loooong moment.
Et finalement, les voilà. Tous les trois dans une chambre, avec deux pignoufs qui savent pas ce qu'ils veulent, et un troisième en train de crever. Mais quel foutoir sans nom, pourquoi il était pas tranquillement resté à Nevassa, où il aurait pu accéder à une immense bibliothèque et des tuteurs pour rendre réellement efficaces ses recherches ?


"Evidemment qu'on veut son bien, sinon on ne serait pas là à se prendre la tête comme ça..."

Toujours affalé sur le matelas, la tête en vrac et le bras en travers du visage, Catô cherchait une solution. Une solution convenable globalement, pour eux trois, sur l'immédiat et le long terme. Sauf qu'en matière de trio, le Shaman n'était guère plus expérimenté que ses compagnons, et le couple durable était un sujet sur lequel il évitait généralement de se pencher.
Sauf qu'il avait pas la moindre foutue idée de comment concilier tout ça.


"Vous me flanquez mal au crâne tous les deux... sa voix s'était réduite à un murmure, exténué qu'il était et à bout de nerfs on s'est retrouvés, les choses avancent entre Khar'a et nous...et tout ce qu'on en tire, c'est de s'emmerder avec des questions inextricables...'faites chier."

Y'en avait marre de chez marre, plus il était gentil plus il se sentait coupable...alors aujourd'hui, basta de basta. Khar'a s'était calmée quand il lui avait volé son baiser, Blaize était pas foutu d'assumer ses propres paroles jusqu'au bout, alors merde ! Le Shaman tout mignon y reste au placard aujourd'hui.
Péniblement, Catô se redressa, clignant des yeux plusieurs fois lorsque sa vue se brouilla, sa tension sanguine ayant du mal à suivre. Il essaya de regarder tour à tour ses compagnons, ces espèces de plaies ambulantes, ce "trouple" comme disent certains qui lui tapait tellement sur le système.


"On va déjà se contenter de ce qu'on a, et franchir les paliers un à un, et ça sera bien plus facile si tu reste...ou que tu repasses plus souvent."

Qu'est-ce qu'il disait..? Il était tellement fatigué que le magicien en perdait le fil de ses pensées. Oh et puis merde, il fit signe à Khar'a d'approcher. Puisqu'il l'avait déjà fait une fois, autant le refaire hein ! D'autant que ça allait pas lui déplaire.
Dès qu'elle fut devant lui, il leva avec difficulté la main pour la lui glisser derrière la tête et l'attirer à lui, pour l'embrasser de face cette fois, avant de se laisser écrouler de nouveau sur le lit, complètement cuit. Ouaip, le thé allait être une bonne idée, peu importe ce qui adviendra.


"Et maintenant, vas faire la même à Blaize...si ni l'un ni l'autre n'explose, alors on aura bien avancé..."

Le murmure s'était fait encore plus faible, et le sorcier n'était même plus tout à fait certain de savoir ce qu'il disait, ou même s'il parvenait vraiment à prononcer les mots au lieu de seulement les imaginer.
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Khar'a Mell
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Ven 17 Aoû - 19:14
Indéniablement, les choses allaient de mal en pis. Câto semblait totalement dépassé par les évènements, Blaze était aussi rouge que ses cheveux, et Khar'a… Elle ne savait plus où donner de la tête, entre son corps qui réclamait des choses à grands cris, son esprit qui lui disait que le Shaman était en trop mauvais état, et sa conscience qui lui murmurait que c'état de sa faute, qu'elle devait être moins exigeante. Au moins, pendant son absence, les deux hommes avaient-ils réussi à se mettre d'accord sur une chose, le fait qu'ils voulaient son bien à elle. Ce qui la mettait dans une position bien embarrassante.

Parce-que du coup, tout ce qui arrivait était de sa faute. Si seulement elle n'avait pas manifesté son mécontentement un peu plus tôt, lorsque Câto ne l'avais pas embrassé, ils n'en seraient pas là. Blaze ne se serait pas rendu compte de son état, il n'aurait pas tenté de pousser Câto à faire quelque chose, l'ambiance serait peut-être tendue mais pas catastrophique, et surtout le Shaman ne serait pas malade à présent. Et même ainsi, il trouvait l'énergie de…

S'approchant à la demande du mage noir, elle s'emballa à nouveau en sentant ses lèvres se poser sur les siennes. Comme la première fois. Le cœur qui s'emballe, les palpitations, les jambes qui flageolent, tout. Puis Câto s'écroula, marmonnant a peine qu'elle devait aussi embrasser Blaze. Ce baiser, fugace, trop léger, attisa encore les braises de sa frustration, et elle dut se retenir de sangloter en voyant son compagnon de voyage aussi faible.

Alors, Khar'a est une personne gentille. Tout le monde peut s'accorder là-dessus. Après ces quelques mois de frustration, on peut également admettre que c'est quelqu'un d'incroyablement patient, bien qu'on ne parierait pas là-dessus au premier abord. Elle a le cœur sur la main, et elle fait toujours passer les intérêts des autres avant les siens. Mais là… Là, elle reste une adolescente tout de même, et tout ce bordel commence sérieusement à lui taper sur le système. Alors elle se relève et elle s'écarte de quelques pas du lit, furibonde, passant de la tristesse à une colère sourde.

- Ah ouais, vous voulez mon bien, tous les deux ?

Les poings serrés, son regard passa de Câto à Blaze, de l'un a l'autre, les regardant alternativement, les dents serrées. Parce-que même elle pouvait atteindre le point de rupture.

- Dans ce cas, vous pourriez peut-être arrêter vos conneries ? J'embrasse pas les gens juste parce-qu'il y a des étapes à passer ! Je les embrassent parce-que je les aimes !

Ouais, parce-que les deux là, ils commençaient à la gonfler à essayer de codifier l'amour. L'affection, tout ça, c'était un sentiment profond, elle refusait de suivre un foutu manuel pour savoir dans quel ordre elle devait faire telle ou telle chose !

- Si vous vous souciez de moi, alors ne me mettez pas dans une situation où je dois vous faire du mal ! Ca me détruira plus sûrement que n'importe quelle frustration, bande de crétins !

Elle en tremblait de rage. Les bras croisés, elle toisait les deux hommes du haut de son mètre soixante, les oreilles dressées par l'indignation et la queue dressée dans son dos.

- Alors si vous voulez me faire plaisir, commencez par vous soigner, vous reposer, et on fera… Quoi que ce soit qu'on doive faire, boire de l'huile ou j'sais pas quoi, quand on sera tous en état pour le faire, et qu'on en aura tous ENVIE !

Sur ces mots, elle tourna les talons et quitta la pièce. Croisant l'aubergiste dans le couloir qui montait avec le plateau contenant sa commande, elle le remercia d'une voix sèche, s'empara de sa propre tasse et s'en alla dans l'escalier vers le rez-de-chaussée pour boire sa tasse loin de ces deux idiots à la tête pleine de conneries.


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Blaze Kazeroi
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Sam 18 Aoû - 2:21


Comme c’était hélas prévisible, Catô donna vulgairement l’ordre, après avoir volé un second baiser devant lui, à Khar’a de l’embrasser. Mais bordel il n’a aucune considération ? Entre son mal de tête parce que son cerveau est incapable de laisser son corps s’exprimer, la dite avance qui ressemble plus à mettre un pansement sur une plaie ouverte et ce baiser. Blaze en perdit son latin et se contenta de se morfondre devant un tel manque de romantisme. La… La c’était grave. On atteignait des sommets.


« Déjà non, elle m’embrasse quand elle veut, si elle veut. Pas sous tes ordres, pas pour un palier. »

Et Khar’a avait visiblement le même avis sur la question. Ce qui d’un côté, le rassurait, mais de l’autre montrait à quel point ils avaient été maladroit. La Laguz le fit bien comprendre, obligeant le Marqué à détourner la tête et se frotter le crâne, mal à l’aise. Comment s’en était arrivé là… Ah oui, ils sont trois, dont un physiquement tellement en rade que c’est stupide, une qui a plus simplement envie mais besoin à ce stade, un bretteur à la con qui veut défoncer des portes ouvertes. Il en fut presque soulagé qu’elle prit la poudre d’escampette.


« Totalement réussi. L’idée du palier, splendide, vraiment. » Sarcasme à la con, mais sarcasme mérité. « Déjà, faut que tu récupères, que t’ai au moins plus la migraine juste à m’entendre. »

Facile à dire, bien plus dur à faire. La logique veut souvent que l’effort est un cercle vertueux : plus tu fais d’activité dans une journée, plus tu as d’énergie à l’avenir, à l’inverse, rester passif ne fait que décroitre ta motivation et tes forces. Mais le cas Catô, c’est encore autre chose… Son corps est faible, vraiment faible, jte jure… Une activité calme, détendu, mais qui le fait sortir un peu, surtout que le Soleil se pointe et que la journée s’annonce belle. Le barman entra, visiblement en surpris avant de poser la bouteille d’huile en dévisageant les deux hommes.

(…shit)

La pire idée venait de lui traverser l’esprit. Remerciant pour les tasses de thé, il en donna une au Shaman avant de boire la sienne très rapidement.

« Bon. Mon idée serait un picknick en nature, le coin est pas mal et relativement sûr au niveau du court d’eau. Mais déjà je vais voir si personne dans cette ville n’a de quoi au moins aider ta santé, ta santé la préoccupe et moi de même. »

C’est dire s’il avait déjà vu Catô dans un bon jour, genre il ne tousse pas ou pas trop, il sourrit, ne s’écrase pas comme une loque sur une chaise tout le temps ou à mal au crâne à tenir une simple conversation. Mais si cela devait arriver, aujourd’hui ou dans les jours à venir, elle aura besoin d’un Catô qui ne l’inquiète pas. Prenant une longue respiration, il soupira prenant le chemin des excaliers pour éventuellement revoir Khar’a. Se grattant la joue, peu confiant, il s’approcha toutefois.


« Je pense organiser un petit repas dehors, il y a un court d’eau assez joli et le temps semble s’y préter. Je vais faire un tour en ville pour les préparatifs, de quoi manger et surtout tenir Catô en forme » Sans plus de mot, il sortit pour découvrir le village encore en train de se réveiller, un beau Soleil l’éclairant au milieu du village boueux avec des flaques encore fraiche d’hier soir.
 
(HRP : Blaze part donc préparer des trucs et chercher de quoi faire en sorte que le picknic soit bien. Si vous voulez, l’épisode du repas en question peut-être passé en le mentionnant en grosse ligne avant de revenir sur un moment important)
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Mar 21 Aoû - 4:25
Jusqu'au bout ils seront deux gros pénibles. Quoiqu'on leur dise, ils seront pas contents...alors basta hein. Lui, il est crevé - et si ça continue, ça ne sera pas qu'une façon de parler - et commença à ne plus les écouter. Le shaman comprit vaguement que Khar'a avait - encore - ragequit au lieu de récupérer ses bisous, et il lui fallut un temps pour réaliser que le bretteur lui avait également parlé avant de filer à la Criméanne. C'est à dire par la porte d'entrée quoi. A retardement, Catô crut retenir le mot "pique-nique", et l'idée d'un panier-repas peinard à l'ombre d'un arbre par ce beau temps s'avérait plutôt séduisante...
Hélas, il succomba à l'emprise de Morphée bien avant de se demander si c'était une bonne idée de se rappeler de douloureux souvenirs en compagnie des deux casse-noisettes.

Il comata...un temps. Une heure, peut-être deux, le magicien n'en était pas certain. Seulement, au réveil il avait comme bien souvent l'impression d'être encore plus fatigué qu'avant sa sieste. Et dire que certains se plaignaient de dormir six heures et d'être pas totalement reposé...même avec vingt-quatre heures de repos, le sorcier savait qu'il serait toujours dans le même état.
Il se redressa avec difficulté, seul dans la piaule et jeta un oeil au thé dont l'odeur au moins était plaisante. Les yeux à moitié fermés, refusant de s'ouvrir complètement, Catô saisit lentement sa tasse et la porta prudemment à ses lèvres d'une main tremblante. Le breuvage était froid, au moins ne se brûlerait-il pas avec et ne risquerait pas de lâcher le récipient sur ses genoux. C'était déjà arrivé une fois, et il avait sacrément douillé. Que l'on soit corbeau, écrevisse ou magicien, se faire ébouillanter n'est jamais très agréable.

En tout cas, le projet "gingembre-cannelle" fut concluant. Quoiqu'un peu fort pour lui, particulièrement au réveil, la boisson avait le mérite de réveiller ses sens et d'avoir un goût prononcé qui ne lui déplaisait pas vraiment, même si elle le fit tousser plusieurs fois en lui piquant la gorge.
Une fois la tasse vide, il la garda en main et entreprit de retourner au salon, présumant que ses compagnons l'y attendaient. Il tituba, avec un mélange de prudence et de peur dans les marches de l'escalier qui lui paraissaient comme une immense pente mortelle alors que le monde avait la fâcheuse tendance à pencher et tourbillonner dans son champ de vision.
Agrippé à la rampe, il descendit les degrés un par un, lentement. Puis il alla déposer la tasse au comptoir, remerciant l'aubergiste en passant qui lui lança un regard inquiet, la pâleur excessive du magicien et son allure titubante ne renvoyant vraisemblablement pas une image de force et de solidité.
Il entreprit ensuite de rejoindre leur table, d'une démarche mal assurée. Ses jambes le lâchèrent avant qu'il n'atteigne sa chaise, et il s'en fallut de peu que le shaman ne s'assomme contre son siège en s'effondrant par terre, provoquant un bref silence dans l'auberge.

Maudissant une fois de plus sa terrible stupidité, il y a plus de huit ans de cela, qui l'avait amené à être aussi pathétique, le sorcier se résolut tout de même de se débrouiller pour accomplir une tâche aussi simple que s'asseoir à table. Il fouetta maladroitement l'air de de ses mains hasardeuses, tant pour essayer de trouver sa chaise et un semblant d'équilibre que pour repousser d'éventuelles braves âmes qui souhaiteraient lui venir en aide et finit à force de tâtonnement à s'installer enfin.
Après coup, le sorcier regretta de ne pas être juste resté au lit. Son coeur cognait de façon paniquée dans sa poitrine, faisant bourdonner ses oreilles alors que des taches sombres papillonnaient devant ses yeux et qu'il respirait avec difficulté. Faire un effort alors qu'on est au bout du rouleau, c'est une très mauvaise idée...


"Je dois retourner à Nevassa..."

Marmonna-t-il, pour ses éventuels compagnons, pour lui-même, ou par une impulsion de son inconscient, si proche de la surface dans l'état de fatigue qui était le sien. A bout de nerfs, de force et de patience, Catô souhaitait tout naturellement au fond rentrer "chez lui" et avoir la paix, se poser dans une environnement sain, sûr et stable, entouré de gens qui le comprendraient sans qu'il ait besoin d'expliquer les fondamentaux pendant des jours...et de préférence de sa race.
Mais un esprit plus pragmatique soutenait aussi cette décision. Ici, il ne pourrait rien faire. Battre la cambrousse avec la minette et le rouquin, c'était bien sympa...mais ça ne servait à rien. Il lui fallait une documentation poussée, complète, pour ne pas dire unique. Une bibliothèque riche en histoires, légendes perdues et en sortilèges antiques, il avait besoin de progresser, tant dans l'espoir de trouver au moins une piste contre les "Cavaliers" que rêver d'une palliatif pour son état catastrophique qui semblait l'handicaper de plus en plus.
Ou alors c'était juste la présence d'une chatte en chaleur qui l'épuisait. Faut voir.
Le sorcier rumina d'autres pensées qui ne demandaient qu'à sortir, sans aucun filtrage préalable, alors qu'il se sentait à moitié piquer du nez, mais les mots ne quittaient même pas ses lèvres, retenus soit par un reste de conscience soit par sa faiblesse.
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Khar'a Mell
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Mar 28 Aoû - 14:59
Blaze était descendu en parlant d'un pique-nique, puis il était parti. Khar'a avait poussé un soupire, mais elle n'avait pas fait mine de le suivre. Elle était démoralisée au possible. En elle se battaient plusieurs sentiments, la frustration en tête de liste, mais aussi la gêne, la peur d'avoir demandé aux deux hommes, et en particulier à Câto, quelque chose qu'ils ne pouvaient pas lui donner. Peut-être qu'elle devrait tout simplement les oublier, partir faire sa vie de son coté, cela les libéreraient sans doute d'un grand poids…

Aussitôt l'idée envisagée, elle sentit son cœur se serrer au point que c'en devienne douloureux. Elle fut agitée de légers tremblements, et elle réalisa qu'elle pleurait lorsqu'une goute d'eau salée s'écrasa sur la table quelle fixait machinalement. Elle essuya ses larmes d'un revers de la main, déprimée à l'idée de ne plus jamais revoir les deux hommes sur lesquels son cœur avait jeté son dévolu. Mais elle n'aurait pas à en arriver là, hein ? Il lui suffisait de se calmer, d'arrêter d'être aussi exigeante avec eux, et tout irait mieux…

Elle tournait et retournait ces pensées dans sa tête, incapable de sortir du cercle de ses réflexions. Elle radotait complètement sur ces réflexions, au point qu'elle ne vit pas le temps passer jusqu'à-ce que Câto la rejoigne enfin, visiblement a moitié endormi. Au moins, il n'avait pas les sourcils froncés par la douleur, cela signifiait que son mal de crâne était passé… A force de voyager avec lui, elle avait appris à interpréter ses expressions faciales.

Elle s'alarma lorsqu'il tomba juste avant de parvenir à sa chaise, elle se releva même pour aller l'aider, mais il agita la main, comme pour dissuader les gens de l'aider, et elle se mordit la lèvre. La fierté du Shaman n'avait sans doute pas besoin qu'une adolescente l'aide à se relever… Elle attendit néanmoins qu'il se relève et prenne place sur sa chaise avant de se rasseoir, les yeux baissés, toujours avec le morale au fond des… Chaussures ? Compliqué, puisqu'elle n'en portait pas le plus souvent.

Mais l'ouïe de la féline était fine, et elle capta sans mal les marmonnements du Shaman lorsqu'il put enfin retrouver son souffle.

Il voulait retourner à Nevassa.

A Nevassa. La capitale de Daein. Genre une des villes les plus peuplées du pays.

Alors qu'elle s'habituait à peine aux villages de la taille de celui dans lequel ils s'étaient posés la veille.

En gros, il voulait y aller sans elle.

Un poids tomba au fond de sa poitrine, et elle se fit violence pour se retenir de sangloter ou même de pleurer. Elle en avait marre de se laisser aller à ce genre de manifestations émotives, d'autant qu'à chaque fois cela poussait Câto ou Blaze à faire des choses qui finissaient le plus souvent en catastrophes. Donc, elle prendrait sur elle. Choquée, angoissée, elle se releva néanmoins lentement, étrangement malhabile sur ses jambes tant elle se sentait bouleversée.

Elle se traina ainsi lentement jusqu'au comptoir où elle commanda une boisson pour Câto, pour laquelle elle spécifia "un truc qui lui redonne de l'énergie et fasse du bien à un éventuel mal de crâne, si vous avez…", puis elle se dirigea directement vers la porte qui menait à l'extérieur. Un peu d'air frais lui ferait du bien.

A peine dehors, elle souffla un grand coup, réalisant qu'elle avait retenu son souffle depuis sa commande au tavernier… Puis elle inspira, fort, et expira, au moins aussi fort, et ainsi de suite, sa respiration s'accélérant de plus en plus. Sans doute ce qu'on appelle une crise de panique. Tremblante, elle tendit une main un peu à l'aveuglette et pris appui sur le mur de l'auberge, contre lequel elle s'affala finalement. Dos au mur, elle se laissa glisser contre lui jusqu'à se retrouver assise sur le sol de terre battue, les mains crispées sur ses genoux.

Câto voulait partir à Nevassa. Il allait la laisser. Et Blaze, qui avait la bougeotte, s'en irait aussi certainement une fois son histoire de pique-nique terminée. Il irait encore se battre, risquer sa vie bêtement, et elle allait se retrouver toute seule à s'inquiéter. Sauf que cette fois, Câto ne serait plus là pour lui faire des câlins et la rassurer. Tout ca parce-qu'elle avait été idiote, qu'elle avait voulu des choses qu'ils n'étaient visiblement pas prêts à lui donner.

Elle avait envie de s'agonir d'injures. Et a la place, elle restait simplement assise contre le mur, la respiration sifflante, les yeux écarquillés. Elle en avait le tournis.

C'est dingue comment on peut devenir dépendant des gens.


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Blaze Kazeroi
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Jeu 30 Aoû - 12:26


Le temps était beau, bien plus que le moral du trio tout du moins. Mettant d’abord les mains dans les poches et profitant de son temporaire isolement, Blaze se laissa descendre en pliant les genoux, mettant ses mains sur son visage et prenant une longue inspiration. Ils devaient être heureux non ? En vie, sans visiblement trop de soucis. La mort trainait partout, des bandits pillaient, des peuples souffraient et eux, pourtant avec toute la sérénité de leur voyage, arrivait à se froisser ainsi. La relativité dont il faisait preuve n’était que le découlement de sa vie violente, brutale et misérable dans le fond.


Il se releva finalement et marcha en regardant ses pieds. Catô était l’homme d’esprit, cela ne faisait aucun doute. Sa condition physique l’oblige un minimum à être intelligent derrière, du moins c’est la théorie. On devrait pouvoir compter sur lui pour être calme et posé dans les situations qui exigent une planification millimétrée. Khar’a était une force de la nature par sa douceur et sa joie, le simple fait qu’elle n’ait pas perdu cette innocence et qu’elle se démène pour aider autrui est une preuve de sa résilience face aux horreurs de la vie. Elle était ce à quoi Blaze aspirait d’être mentalement. Mais vint la question qui fâche. Lui. Il était quoi lui ? La tête brûlée qui rentre dans le tas sans réfléchir ? Mais il était obligé de fuir par sa faiblesse… Le mec joyeux, un peu stupide qui sourit tout le temps ? Il fut un temps mais l’enfance qu’il avait fut noyer dans le sang et la peur. L’alcoolique un peu relou mais d’expérience ? Il était encore bien jeune et son expérience sur la vie se rabaissa à comment survivre.


Blaze commença à acheter des fruits et des légumes en quantité suffisante pour Catô, ainsi que des poissons frais pour la féline, se rabattant lui sur un mélange des deux. Toujours à moitié sur terre, l’autre dans ses réflexions, il changea la forme de la question. Que devait-il être pour eux ? Si l’un était la tête, l’autre le cœur, il devait être le muscle… Mais quel muscle ? Avec un physique de crevette pareil ??? Il continua à se torturer l’esprit sur la façon dont il devait se comporter, ce qu’il se devait d’être pour eux. Lui-même ? Il n’était déjà pas sûr de ce qu’il était alors bon. Non, peut-être se prenait-il beaucoup trop la tête pour quelque chose qui ne demandait qu’être au naturel, et il risquait de tomber dans le piège de Catô.


Il se devait donc d’être… Un peu borné, un peu stupide, mais avec un bon fond, tout en étant capable de se montrer froid pour faire des choses terribles. Tout un programme. Au point même qu’il en choppait une migraine. Il passa devant une étale de liqueur et hésita. Son vœu d’abstinence tenait encore, et cela allait faire maintenant de nombreuses années qu’il n’y avait pas touché… Le souvenir de sa tentative de suicide le freinait toujours dans la moindre démarche alcoolisée. Depuis quand en était-ce devenu une peur. Presque à tâtonnant, il acheta une petite gourde de liqueur, hésitant entre le regret et la nostalgie, les deux même. Un peu de cervoise toutefois, pour ses compagnons. Bien peu certes, mais juste assez pour délier un peu les langues et se montrer plus franc, ils en avaient tous besoin.


Il retourna ainsi avec un panier plein, respirant les fruits, les légumes, les épices et le poisson. On pouvait déjà voir de loin le tout griller sur un petit feu avec l’eau de la rivière coulant à côté. Mais son imagerie fut briser par Khar’a, assise contre le mur de l’auberge presque exactement comment elle l’avait trouvé. Son sourire se changea en une grimace d’inquiétude alors qu’il s’approchait, hésitant longuement sur la démarche à suivre, avant de doucement se mettre à genou et la prendre dans ses bras pour la consoler, ignorant ses propres désirs pour l’instant.



« Désolé pour tout à l’heure, ce n’était pas mon intention que ça se déroule ainsi ni de te mettre dans un état pareil. »


Prenant place à côté d’elle, il s’assit et regarda le ciel. « Tu sais, j’ai bien l’intention de rester avec vous, maintenant que ma promesse est tenue. Je ne sais pas si Catô va apprécier mais ça changera rien, ma place est à tes côtés. »


Peut-être que cela la rassurerait, du moins c’est ce qu’il espérait. Et même s’il devait prendre sur sa liberté et sur lui, elle le méritait, elle le méritait tant que le reste paraissait superflue. D’un côté il n’avait pas envie de la forcer à prendre ce repas à 3 ainsi dans la nature mais d’un autre, s’il ne lançait rien, ils ne bougeraient pas et resteraient ainsi morose…


« On devrait aller le voir non ? Je nous ai pris beaucoup de bonne chose mais c’est moins bon si on ne le partage pas. »


Pourtant, si l’on est honnête, l’absence de quelconque capacité physique de Catô le rend plus une plaie qu’autre chose, plus encore s’il venait à refuser de se faire aider. Peut-être que c’est de là aussi que vient la frustration de se faire aider par une Laguz plus jeune, assez chétive et bien trop gentille… Blaze se promit de tenir de faire preuve de plus d’empathie à l’avenir. Ce qui le fait réfléchir pour Khar’a, que se passait-il dans sa tête ? Certes, la frustration, mais cela ne pouvait pas être que cela… Le bretteur pouvait imaginer qu’elle appréciait simplement d’être un instant seule mais cela pouvait aussi indiquer que Catô aurait encore dit quelque chose de travers… Bon pas encore, c’est pas son style, disons une fois quoi.
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Mar 4 Sep - 13:47
A demi conscient, Catô continua à marmonner, partagé entre la réflexion solitaire et le délire fiévreux. Et comme sortant d'un rêve flou, le Shaman releva lentement la tête tandis que ses pensées s'éclaircissaient un peu et que son regard s'ancrait dans la réalité. Les songes qu'il ruminait, une seconde plus tôt pourtant, se mirent alors à lui échapper, s'effaçant dans les brumes de l'inconscient alors qu'il se massait la nuque pour essayer de détendre ses pauvres vertèbres.
Peu après, sa solitude l'étonna. Où était-donc Khar'a, qui était là lui semblait-il il y a un instant à peine ? Combien de temps était-il resté à la frontière du sommeil forcé avant que son esprit ne se réveille pleinement ?

Le voyant chercher ses compagnons, un des clients lui indiqua la sortie. Il est vrai que le bretteur semblait vouloir manger dehors...après tout, c'était une bonne idée, puisqu'il faisait beau. Un peu de soleil ne lui ferait pas de mal, et connaissant le goût de liberté et de "nature sauvage" de la minette, Khar'a s'était sûrement ruée à l'extérieur.
Non sans peine, le sorcier se leva et tituba d'une démarche relativement assurée comparée à la précédente jusqu'à la porte, se demandant comment il allait faire pour retrouver les deux compères alors qu'il ne pouvait pas se permettre de chercher au hasard, et...et il les trouva, là, à deux pas de la sortie, contre le mur.
Allons bon, ça, ça sentait encore l'énième crise émotionnelle du jour et l'idée de repartir sur un nouveau débat de coeur, de cul et de l'insupportable empressement du bretteur et de la Laguz lui arracha un soupir, déjà profondément blasé.


"Bon, on va se la faire, cette bouffe ?"

C'était évident que la cause de tout ce bordel était encore l'histoire de leur relation étrange à toi dans une improbabilité maximale...mais le magicien n'aurait pas supporté de relancer le débat. Il voulait juste se caler l'estomac, se reposer et se vider un peu l'esprit. Sauf qu'il n'avait aucune idée de comment esquiver la question en finesse, et n'avait pas la force de se creuser les méninges pour inventer une solution ingénieuse qui permette de satisfaire à la fois le rouquin et la Laguz, surtout sans tenter de les mystifier au dernier degré...alors autant faire simple.
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Khar'a Mell
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Jeu 6 Sep - 9:55
Elle n'était pas vraiment calmée lorsque Blaze la rejoignit en portant un panier plein de nourriture. Elle essaya cependant de se composer un visage moins hystérique, se disant quelque part que si Blaze la trouvait dans un tel état de panique, ça allait encore sans doute dégénérer en crise émotionnelle pour tout le monde, ça allait encore dire n'importe quoi et on finirait avec une ambiance encore plus pourrie que celle qu'il y avait déjà actuellement. Cela ne suffit visiblement pas parce-que le bretteur fut parfaitement conscient du fait qu'elle ne se sentait pas bien, et il se mit à son niveau pour la prendre dans ses bras et la rassurer.

Complètement perdue, la Laguz s'accrocha à lui et fondit en larmes. Elle craqua d'autant plus lorsqu'il lui dit qu'il allait rester avec elle. En avait-il vraiment l'intention, ou disait-il cela simplement pour la rassurer ? Quoi qu'il en soit, Khar'a s'accrochait à cet espoir autant qu'elle ne s'accrochait à la chemise du rouquin, c'est à dire fort. Finalement, ils étaient encore enlacés ainsi lorsque Câto franchit les portes de l'auberge vers l'extérieur.

Visiblement plus alerte que lorsqu'il était descendu de sa chambre, Khar'a ne put pas s'empêcher de le regarder avec des yeux pleins de colère. Il sortait, pas un désolé, rien, simplement une remarque nonchalante sur le fait qu'ils avaient un pique-nique à faire, comme s'il cherchait à éviter le sujet. Lentement, la Laguz se dégagea des bras de Blaze et se releva en essuyant ses joues. Puis elle leur tourna le dos et commença à avancer sur quelques pas... avant de se souvenir qu'elle ne savait pas où était ce petit coin de paradis dont avait parlé le bretteur. Alors elle s'arrêta et attendit simplement qu'il les guides, les bras croisés, la mine contrariée.

Elle commençait à en avoir profondément sa claque de Câto qui évite le sujet. de Câto qui est fatigué et malade tout le temps, et qui ne peut absolument rien assumer. de Câto qui la met dans des états pas possibles et n'est même pas foutu de la consoler après parce-qu'il veut pas en parler. Elle l'aimait, mais par les déesses, il était tellement pénible quand il faisait ça ! Elle avait juste envie de lui donner une gifle, mais elle savait que ce serait un plan à la con, elle serait fichue de lui fire VRAIMENT mal... Et elle n'en avait pas envie.


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Blaze Kazeroi
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Dim 9 Sep - 0:13


Il pensait sérieusement avoir réussi à rendre Khar’a un peu moins frêle au niveau des larmes. Il espérait avec tant d’espoir qu’elle remette un sourire et continue de voir devant elle, loin sur l’avenir. Mais elle restait, comme lui, une adolescente se cherchant encore. Blaze se tenta de cacher l’accélération de ses battements de cœur alors qu’elle pleurait dans ses bras, avec difficulté. La Laguz ne lâchait aucunement sa chemise et Blaze sentait lui-même cette tristesse l’envahir. Finalement, Catô n’eut pas besoin d’escorte car il sortit lui-même de l’auberge et si sa phrase et son ton aurait rassuré Blaze s’il était normal, cela l’inquiéta en l’état…

Khar’a rentra alors dans une rage sombre et silencieuse, bien assez pour la faire s’avancer vers la forêt juste avant de l’attendre. Se grattant la nuque, le bretteur avança sans un mot si ce n’est un regard à Catô neutre. On pouvait y lire ce qu’on voulait : de l’interrogation, du dépit, de la confiance. Tout. En vérité Blaze lui-même ne savait pas quoi exprimer : De la joie de la voir avec un minimum de putain de motivation ? Du dépit devant visiblement la colère provoquée durant sa courte absence ? De l’inquiétude quant à sa condition physique qui ne tiendrait pas ? Tant de possibilité qui se noya dans un nuage de… malfaisance. Car l’ambiance était relativement toxique entre eux actuellement. Et si la source récente de cette colère était le Shaman, le bretteur se tenait toutefois responsable d’avoir encore démoli ce qu’ils avaient construit…

Se concentrer sur sa tâche était désormais le meilleur moyen de retirer ces soucis de son crâne. Ainsi le trio s’aventura dans la forêt récupérant encore d’une belle pluie, les gouttes encore sur certaines zones d’ombre, le chant de oiseaux et le bruit d’une rivière récemment bien alimenté. Le groupe se retrouva alors devant une ouverture de la forêt au niveau d’une rivière qui avait gagné en largeur dû à l’averse récente. Les arbres étaient assez espacés pour laisser les rayons du Soleil éclairé la scène et l’endroit aurait été digne d’un conte de fée s’il y avait des animaux. Hélas, seulement eux.

« Pas mal non ? »

L’endroit était plus sec dû à cette ouverture de la cime des arbres et Blaze commença à installer un peu de quoi s’installer. Fruits, légumes, poissons et un petit feu qu’il venait de créer avec ce qu’il avait acheté pour, une délimitation avec des rochers et surtout l’avantage de l’eau pour éviter que le feu se disperse, bien que l’humidité résultant de la pluie rende cela très compliqué. Déjà à s’étaler à la confection du repas, il garda le silence bien qu’à l’inverse, il avait envie de s’exprimer sur beaucoup. Le poisson fut préparé cru pour Khar’a, et grillé pour le bretteur. Les fruits généralement pour Catô et certains qu’ils faisaient grossièrement chauffés. De la cuisine de route, mais faite avec des ingrédients frais qu’on ne trouve qu’en ville.


« Catô. Tu peux manger des œufs ? » Il montre qu’il en a pris. Certes ce n’était pas un truc qui allait du jour au lendemain rendre Catô moins… faible, mais ça serait un début. Une petite poêle de fortune permettait de cuisiner cela. Tranchant en coupe fine le poisson et apportant le tout comme il peut à ses convives, Blaze se démontre, au final et malgré ses manières et sa façon de préparer un peu barbare, un cuisinier plutôt respectable, si ce n’était pas le plus talentueux ou le plus inventif. C’était simple, trop même, loin de ce qu’on faisait en auberge ou en ville même, mais très naturel et au plus simple… Un peu comme ce que devrait être la relation entre les trois. Simple, naturelle, sans ajout ou sauce ou accommodation de convenance.


« Bon appétit ! Si quoique ce soit ne vous convient pas, n’hésitez pas à me dire hein. J’ai pris beaucoup spécialement pour ce genre de cas. »

Au fait surtout par peur de se planter par la nervosité et l’occasion. Ce manque de confiance en lui à cet instant l’avait forcé à faire preuve d’une prudence supplémentaire en prenant de l’extra… Finalement retrouvant le courage de prendre parole sur le sujet tendu, il laissa son naturel prendre le relai. Pour le meilleur comme pour le pire.

« J’aimerais que les choses soient simples comme ça. » Il tourna le regard vers Khar’a puis vers Catô. « Bien qu’en réalité c’est loin d’être le cas, je pense que le grand minimum c’est d’être franc surtout sur ça… »

Se rendant compte qu’il venait probablement de lancer une allumette dans une réserve de poudre, il contourna cela habillement avec une mention du passé.


« Cet endroit me rappelle quand je t’ai rencontré pour la première fois Khar’a… Tiens pour le coup, comment vous vous êtes rencontrés ? » C’est vrai qu’il n’avait jamais demandé, et cette question le blessait plus lourdement qu’il aimerait l’admettre par la position extérieure que cela lui donne sur le couple… Soyons franc, il aimait Khar’a et donc ce genre de chose plus intime était forcément dans un coin de sa tête. Mais il ne pouvait pas simplement omettre Catô comme une ordure.
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Jeu 13 Sep - 12:03
Khar'a semblait avoir retrouvé un peu la forme...mais pas l'humeur. Sauf que le Shaman n'avait pas l'intention de se prendre encore une fois la tête à essayer de la comprendre et la supporter, si elle voulait faire la gueule, qu'elle fasse ! Lui, il était claqué.
Blaze lui s'avéra plus...normal, guidant la petite expédition jusqu'à la lisière des bois où ils se trouvèrent un petit coin tranquille, quoiqu'humide après la pluie de la veille.
Un peu précieux, ou prudent, Catô déplia une couverture pour s'asseoir dessus, ne tenant pas à ce que sa cape et ses vêtements finissent trempés. S'il y a quelque chose dont il n'avait pas besoin, c'était bien de chopper la crève en prime !

Par contre, s'il devait enfin offrir un bon point au rouquin depuis leurs retrouvailles, c'est que lorsqu'il faisait des efforts pour être "normal", "sympa", hé bien il se débrouillait fort bien. Amical et plutôt serviable, le sorcier admettait sans problème que le bretteur ferait un excellent ami - ou amant, selon les conditions...oula, les pensées dérivent là - s'il se débarrassait de son orgueil et ses tendances suicidaires.


"Les oeufs, oui. Le lait et le fromage également, en petite quantité. Je n'ai juste pas le courage de manger des viandes...disons classiques. J'ai toujours l'impression de voir un Laguz dans mon assiette, et ça...me perturbe, disons."

Surtout, pas de double-sens en pensant à "manger la Laguzette", n'est-ce pas ? En tout cas, bien qu'il ne s'intéresse guère au poisson que prépara Blaize, le Shaman remarqua qu'il semblait plutôt à l'aise en cuisine. Une qualité commune, nécessaire même pour tout aventurier solitaire, mais celui-ci faisait particulièrement attention apparemment à bien présenter.
Avoir le soucis du détail, c'est une bonne chose. D'autant plus que le bretteur s'inquiétait de fournir les plats en quantité suffisantes.


"Je dois avouer que je ne m'attendais pas à te voir aux fourneaux, si j'ose dire. Tu devrais peut-être envisager une reconversion, je suis sûr que je pourrais te trouver un tuteur de cuisine à Nevassa brièvement, le sorcier ricana avant de se mettre à tousser, amusé par sa propre pensée Je t'imagine bien en "cuisinier acrobatique", qui prépare à la fois les plats et le spectacle."

Et puis...le sujet qui fâche qui revient à table. Bon, cette fois la question n'était pas "est-ce qu'il faut fourrer la minette à deux contre une parce qu'elle est en train de déborder ?" mais plutôt "quelles sont les valeurs essentiels à l'entente et l'amour ?", un thème plus fin...mais assez mal venu.

"Je ne pense pas que nous cherchions spécifiquement à nous mentir et fourvoyer. C'est juste toujours une histoire compliqué, d'autant plus que nous sommes trois."

Ne trainons pas trop ici, car c'est pas le moment de repartir en gueulante, en espérant que la minette ne se montre pas trop immature ou impatiente. Et visiblement, le bretteur ne tenait pas à s'attarder sur la boulette qu'il avait lancé.

"Hm ? Il me semblait qu'on l'avait déjà raconté...j'ai dû le rêver, excuse-moi. J'ai du mal à suivre le déroulement des événements parfois."

En fatigue permanente, l'esprit constamment occupé par les circonstances actuelles et l'étude de la magie la plus complexe, Catô avait tendance à décrocher du quotidien.

"Comme un pauvre idiot, j'ai voulu me lancer à explorer le monde, ou du moins Daein...en hiver. Tu te doutes bien du résultat. Heureusement, je suppose, je n'étais pas le seul à me geler comme une andouille, et Khar'a a aperçu mon feu et est venu s'y abriter. Et de là, on a fait couverture commune, car se transformer en stalagmite n'est pas naturel, ni pour un Shaman, ni pour un Laguz."

Une tentative d'humour, peut-être pas très maligne, mais ça valait mieux que la déprime ou la rancune. Après tout, leur problème de trio était quand même un miracle en soit, puisque chacun était représentant d'une espèce différente, ça ne valait pas le coup d'en tirer de mauvais souvenirs.

"Mais j'avouerais me poser la même question à votre propos, j'avais cru comprendre...je crois, que c'était à une mauvaise période. Je n'ai pas osé demander de détails, préférant éviter de vous renvoyer à un souvenir pénible...et je m'inquiétais plutôt des armées non-mortes aussi, mais tant qu'à se faire un joli pique-nique pour apprendre à se connaître..."

Il toussa à nouveau, violemment, ayant beaucoup trop parlé en trop peu de temps. Mais au moins, la crise passa rapidement et il s'adoucit la gorge avec un peu d'eau.
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Khar'a Mell
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Jeu 13 Sep - 13:13
Blaze les entraina vers l'extérieur du village, et elle suivit le mouvement en silence. Elle se sentait toujours extrêmement mal, terrifiée à la perspective que Câto ne s'en aille vers sa foutue capitale humaine. Elle angoissait, se demandant si elle aurait le courage de l'y suivre, si Blaze voudrait y venir lui aussi... Trop de conditionnel, et elle avait peur que tout cela ne finisse mal. Alors elle restait silencieuse, ne souhaitant pas relancer de débat ou de crise.

Mais elle en voulait à Câto, beaucoup.

Il ne pouvait pas attendre que leur situation soit plus stable avant d'envisager ce genre de choses ? Pour elle, cela ressemblait à nouveau beaucoup trop à une fuite... Aussi, lorsqu'ils s'installèrent autour d'un petit feu allumé par Blaze, elle s'installa aux cotés de ce dernier, laissant Câto sur sa couverture.
Lorsque Blaze lui tendit un poisson cru et en mit un second à cuire, Khar'a décida qu'il était temps de trouver quelque chose pour s'occuper l'esprit et ne plus penser à ce que le Shaman lui avait dit. Elle sortit les griffes et entreprit de soigneusement retirer sa peau au poisson tandis que les deux garçons discutaient. Elle les écoutaient tout de même tandis qu'ils évoquaient les talents de cuisinier de Blaze, le régime de Câto, leur relation et leurs rencontres...

Les yeux résolument baissés sur sa tâche, elle prit la parole pour expliquer au Shaman les circonstances de sa rencontre avec Blaze.

- Je dansais sous une cascade, j'étais... Vraiment pas bien. C'était la première fois que je tuais un homme, un bandit de grand chemin qui était devenu la victime d'un voyageur assoiffé de vengeance. Particulièrement dérangé. J'ai abrégé ses souffrances, mais...

Ses mains commencèrent à trembler à ce souvenir. Ah, la rencontre avec Burnagore... Elle s'en souviendrait encore longtemps. Elle prit une grande inspiration pour se débarrasser de la sensation dérangeante qui était remontée en elle pour reprendre le fil de son récit.

- Donc je dansais pour essayer de faire passer... Je sais pas trop, je me sentais vraiment pas bien... Et Blaze est arrivé, il avait vécu des trucs vraiment pas cool lui aussi, alors on en a parlé un peu, on s'est remonté le morale, on s'est soutenus...

Le souvenir était encore très vif dans son esprit. Elle se souvenait de la gêne de Blaze, du réconfort qu'il lui avait apporté... Elle se demanda distraitement s'il était bon danseur. Si elle ne se souvenait plus parfaitement du contenu de leur conversation, elle se souvenait néanmoins qu'elle en était ressortie apaisée, plus sure de son avenir qu'auparavant.

Elle cessa finalement de parler, se disant qu'elle avait fait le tour des explications apporter. Alors elle se concentra à nouveau sur son poisson, commençant à le découper de ses griffes en fines lamelles qu'elle déposait ensuite soigneusement sur les pierres qui délimitaient le tour du feu de camp autour duquel ils étaient installés. Cette tâche machinale l'empêchait de trop penser, et au départ imminent de Câto, et au souvenir de Burnagore.

Une chose qui la troublait cependant, c'était la suggestion glissée par le mage noir, impliquant Blaze qui faisait de la cuisine à Nevassa. Elle se rembrunit. Mais elle prit tout de même le temps de finir de découper son poisson avant de reprendre la parole.

- Je veux pas aller à Nevassa.

Déjà qu'elle s'habituait à peine aux petits villages, elle ne voulait pas se risquer dans une foutue capitale humaine, pleine de bâtiments et de gens qui regarderaient ses oreilles et sa queue bizarrement. Surtout à Daein, qui n'étaient pas les derniers racistes... Même si leur politique s'était adoucie, beaucoup de Daeinites restaient profondément anti-Laguz, et elle ne voulait pas en souffrir... Elle ne voulait pas non plus perdre l'estime que les humains avaient gagné à ses yeux.


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Blaze Kazeroi
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Jeu 13 Sep - 16:40


Le Soleil était présent, la nature se montrait sous son plus beau visage et malgré tout cela, Blaze ressentait encore une légère tension dans l’atmosphère. Catô apprécia visiblement l’attention, tant mieux, il avait l’erreur une fois auparavant, il ne la reproduirait pas. Le vague souvenir de l’explication d’un humain mangeant un Laguz lui revint… Un jour Blaze se dit qu’il devrait voir comment les Loups chassent. Ou pas, ça serait contreproductif en fait.  Lorsqu’il mentionna Nevassa, l’expression de Blaze s’assombrit un très court instant avant de redevenir souriante. Juste une petite piqure de rappel : Kerorian. Duncan. Tant de terribles choses qui se sont passés dans cette ville. Il avait du sang de Daein mais en l’état, il ne pouvait s’en sentir plus éloigné. Déjà que cuisiner ainsi est une compétence nécessaire pour la survie, le pauvre Marqué en finit embarrassé devant ce compliment. Il répondit avec légèreté en rigolant aussi.


« Hah, je crains ne pas être un si bon cuisinier. Et si je devais me reconvertir sérieusement… J’apprendrais la danse plutôt. Mais qui sait ce que nous réserve l’avenir. »


Hélas, Blaze n’avait qu’une seule véritable chose à lui, quelque chose qui lui donne fierté, arrogance et directive : Son jeu d’épée. C’est tout ce qu’il avait. Si on lui retirait cela… Il lui restait quoi ? Des valeurs ? Un peu d’amour ? Pas grand-chose au final. Cette perspective était fort heureusement encore loin. La voie de l’épée ne lui avait pas encore révélé tous ses secrets.


Une fois de plus évasifs, Catô se montrait encore terre à terre. Certes, être trois rend la relation compliqué, oui le risque de faire de Khar’a une déchu est présent. Mais au final, c’est son choix à elle. Ils ne peuvent que l’écouter et la comprendre. Peut-être que c’est cela que Catô ne saisit pas. S’ils sont proches, l’un ne comprend pas l’autre, du moins dans la profondeur du raisonnement. A l’inverse, Blaze pensait saisir relativement bien les points durs : Catô pense au long terme, et aux risques de mettre enceinte Khar’a. Il y a aussi la sécurité d’une relation légère et non charnelle, l’absence de ces risques et la peur de la perdre si la relation évolue au-dessus du niveau qu’il contrôle. En un sens, il a peut-être peur de se jeter à l’eau. Blaze comprenait et respectait cela, tous ne sont pas comme lui sur ce point.


Khar’a elle, vit les émotions et la passion qu’elle expérimente. Sa simplicité la rend plus complexe qu’on ne veut le croire et pour elle, le naturel compte plus que tout. Elle était frustrée de l’absence d’engagement de Catô et percevait probablement cela comme de la couardise, chose que Blaze pensait aussi un peu au fond de lui mais qui était-il pour juger ainsi un homme dont le corps est une prison pareille. Surtout, elle ne comprend pas ce qu’il le retient parce que les problèmes qu’ils exposent n’ont pas de sens pour elle. Et n’en auront peut-être jamais… La peur de Catô devant son manque les déchire. Et elle s’en veut visiblement, elle s’en veut de mettre une pression sur Catô et lui, mais le corps parle d’elle-même.


Son raisonnement fut interrompue par Catô qui expliqua, ou plutôt, réexpliqua au bretteur tête en l’air comment il avait rencontré Khar’a. Dans une froide journée d’hiver. Au moins, le sujet de discorde était repoussé dans un coin, mais telle la poussière mise sous un tapis, elle ressortira bien assez tôt. Il retourna la question et Blaze laissa Khar’a s’expliquer. Comment dire qu’il avait encore revu Burnagore… Qu’il était vivant et. Non. Pas deux fois. Il n’allait pas assombrir encore l’ambiance avec cela.


« Je m’en souviens comme hier. Je revenais de Nevassa ou… Disons que c’était un premier contact brutal avec le monde extérieur. Elle m’a rencontré quand je venais de m’élancer dans mon aventure. »


Dont il survivait relativement bien pour l’instant. Attention à ce que cela se maintiennent. Il tenta de retrouver les images exactes… Khar’a avait très légèrement grandit entre temps. Cela remontait déjà à plusieurs années. Comme quoi le temps n’efface pas ce genre de chose. Soudainement elle brisa le moule en exprimant de pas vouloir aller à Nevassa. Pourquoi ? C’était la destination ? Blaze n’avait aucune idée et se contentait de regarder avec interrogation Khar’a puis Catô. Avaient-ils déjà fait ce plan et elle décidait au final de retourner sa veste ?


« Hum… Pourquoi ? C’était votre destination à la base ? Je pensais un jour passer à Nevassa mais pas dans l’immédiat. »


Pour une Laguz, il y avait beaucoup à craindre de Nevasse. Pas l’endroit le plus propice aux Laguzs, bien que plus on s’approche de l’Est de Daein, mieux vont les relations avec les Loups malgré la récente restriction des frontières… Et cet enculé de Duncan. Blaze voulait savoir Khar’a au plus loin de cette ordure. La simple idée que ce fils de chien pouvait la toucher lui donnait la nausée. Il se reprit toutefois. Reprenant le repas, il soupira en sortant sa carte secrète.


« Peu importe cela, on en discutera plus tard. Déjà. Je ne sais pas si vous voulez mais j’ai pris un peu de cervoise, légère pour vous deux. »


Versant dans deux petites choppes d’acier un peu de cervoise fraiche, il les tendit respectivement à Catô et Khar’a.


« Pour la petite histoire. J’ai arrêté de boire depuis un an et demi maintenant. Et si je devais me permettre ce genre d’écart, c’est uniquement avec vous ! »


Sa coupure au cou semblait bruler surplace, un souvenir ardent de la descente aux enfers qu’il a vécu. Et sa salvation. Il prit la petite flasque d’alcool qu’il s’était acheté. La première depuis si longtemps. Il avait peur, soyons franc. Peur de retomber, de pleurer, de juste devenir autre chose que lui-même. Mais il savait aussi que c’était dans le fond, une petite partie de son identité. L’odeur le fit sursauter, presque de la même façon que Khar’a lorsqu’il lui avait proposé à leur première rencontre. Ce souvenir le fit rire avant qu’il lève la flasque.


« Eau ou cervoise, trinquons ! »


Basique, mais efficace, et même si trinquer à 3 fait plus bande de compagnon, c’était déjà cela de prit. Khar’a tiendrait certainement les effets de la petite cervoise à moi qu’il la surestime et Catô, s’il mange correctement, devrait sentir cela comme de l’eau. Lui en revanche. Il crut que l’alcool l’attaquerait à plein nez, et ce fut le cas, durant les premières secondes en bouche, puis l’amertume et le piquant de l’alcool se dilua pour laisser ressortir les saveurs sucrées de l’hydromel.
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Jeu 13 Sep - 18:32
Hé bé, ce n'était pas la joie. Connaissant la nature bienveillante de la Laguz, tuer quelqu'un avait du être une épreuve terrible pour elle...il essaya de se montrer compatissant, ne connaissant que trop bien les conséquences d'un tel acte, plus que quiconque, mais la minette semblait essayer de le tenir à distance. Quant à Blaze il ne parut pas plus à l'aise dans cette histoire, mais le Shaman soupçonnait une autre raison.

Par contre, tout comme le bretteur, Catô s'étonna de la soudaine déclaration de la chatte qui paraissait prendre cette histoire très au sérieux. Bon, après une brève réflexion, le magicien devina la raison du malaise. Elle supportait encore mal la présence des autres Beorcs, alors pénétrer dans la capitale où les Laguz ont été le plus martyrisés et massacrés ne devait pas l'enchanter.
Mais, juste...wut ? Quand le rouquin posa la question tout à fait pertinente du "pourquoi là-bas ?", Catô haussa simplement les épaules. Lorsqu'il avait lâché sa déclaration un peu plus tôt, il était à moitié inconscient, en plein délire, et n'en gardait aucun souvenir.
Certes, pour sa part il aurait bien aimé retrouver son "foyer" et pouvoir éplucher de vraies bibliothèques...et pendant quelques instants, Catô supposa qu'il avait du lâcher ça dans un demi-sommeil un jour ou l'autre, mais il savait aussi que Khar'a souffrirait beaucoup trop d'aller au château, et n'envisageait pas alors de l'y emmener.

Blaze écarta ce sujet également, considérant qu'il n'était pas très important ou sentant qu'il y avait anguille sous roche, et le sorcier ne put que lui donner son approbation ici. En revanche, à la mention de l'alcool...


"Je vais continuer à l'eau, je doute de supporter de boire quoi que ce soit même de léger, mais merci. Quant à Khar'a... il jeta un coup d'oeil à l'intéressée, se souvenant de la dernière fois qu'elle avait picolé j'imagine qu'un petit verre ou deux si ça la tente ne feront pas de mal."

Il leva son verre, rempli d'une innocente flotte bien sûr, pour trinquer avec le rouquin et la laguz si elle participait, bien que son attitude grincheuse commence à inquiéter le Shaman. Quelque chose la tracassait, et visiblement c'était pour sa pomme à lui...sûrement encore un truc lié à cette foutue histoire d'hormones, ou bien à cette crainte soudaine d'aller à la capitale de Daein.
Bref, une question qu'il démêlera en temps voulu.


"C'est vrai que j'aurais aimé passer à Nevassa, pour poursuivre mes recherches avec une véritable documentation...mais je doute en vrai de faire la différence. Mes professeurs doivent déjà plancher sur la question depuis l'apparition des morts, et ils seront bien plus efficaces que moi."

C'était dur d'admettre qu'il ne servirait à rien, et ne pourrait pas changer les terribles événements qui mettaient en péril la fragile paix qui avait été achetée dans le sang, quelques années plus tôt...mais le Shaman devait se faire une raison. Un pas après l'autre, en saisissant ce qui était à sa portée. Tout progrès était bon à prendre, aussi minime soit-il.
Il s'adoucit la gorge en buvant une nouvelle gorgée, l'agrémentant de quelques légumes.


"Mais pour l'heure, surtout si tu nous accompagnes pour de bon, on a une question tout aussi importe à notre échelle à se poser il toussa un peu, se demandant si ce n'était pas l'excitation globale qui animait les deux sang-Laguz qui déteignait sur lui "Où va-t-on ? Certes, Daein est magnifique en hiver lâcha le Shaman en grinçant des dents mais on s'y caille sec."

D'un point de vue touristique, le paysage de gigantesques pics, entourant toutes les frontières du pays, couvertes d'un épais manteau immaculé avait quelque chose de...poétique, enchanteur, mais bon sang de bon soir, l'année dernière il avait bien failli mourir de froid comme une merde, hors de question qu'il réitère l'expérience !

"Et puis...ça fait longtemps qu'on se traine à droite, à gauche, mais toujours chez les Beorcs... Alors je proposerais de faire route vers Gallia, pour profiter d'un climat plus doux avec l'approche de la saison froide, et parce que je pense que tes forêts natales et tes pairs te manquent, Khar'a."

Elle méritait bien, après tous ses efforts de retrouver des lieux plus adaptés à son caractère. Pour ne rien gâcher, Catô pensait aussi - mais il le garda pour lui - que c'était bien beau de prôner égalité, l'entente entre les peuples, la tolérance, tout ça...mais que pour mettre à profit la bonne morale et réellement changer les mentalités, il fallait un jour ou l'autre aller au contact de l'Autre.
Autrement dit, une excursion avec le trio Beorc-Marqué-Laguz en territoire animal servirait le véritable rêve commun de leur petit groupe : participer à un monde meilleur, surtout lorsque les braises de la haine recommencent à s'enflammer, où on ne ne serait plus jugé sur sa race.
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Khar'a Mell
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Sam 15 Sep - 10:08
Étonnamment, les choses restaient plutôt calmes. Peut-être parce-qu'elle se faisait violence pour ne pas crier sur Câto, ou parce-que les deux garçons s’efforçaient eux aussi de garder leur calme malgré la tension perceptible. Lorsque Blaze proposa de trinquer, elle se souvint de la dernière et unique fois où elle avait consommé de l'alcool. Elle avait bu quoi... Deux verres ? Ça lui avait agressé la gorge, et elle avait finit complètement morte, étalée sur la table a moitié endormie après avoir dansé dessus. Elle ne se sentait pas d'humeur pour une telle débauche d’exubérance.
Malgré tout, elle s'empara de la bolée que lui tendait le bretteur avec une certaine curiosité. Elle renifla le breuvage ambré, lui trouvant une odeur moins agressive que les deux dernières fois où elle avait reniflé de l'alcool. Peut-être que cela ne lui ferait pas de mal après tout, de se détendre un peu... Alors elle trinqua avec eux, puis s'empara de l'une des lamelles de poisson qui cuisaient sur leur caillou pour la manger. Moui, ils seraient meilleurs lorsqu'ils seraient mieux cuits.

Alors, enfin, Câto aborda le sujet qui blesse, son retour à Nevassa. La minette s'attendait à ce qu'il confirme son envie d'y retourner, et ce fut effectivement le cas... Bien qu'il nuança son propos en disant qu'il ne serait sans doute d'aucune aide dans la lutte contre les mort-vivants. En revanche, ce à quoi elle ne s'attendait pas, c'était à ce qu'il propose d'aller vers Gallia... Sa patrie.

De saisissement, elle faillit en laisser tomber sa bolée à moitié pleine. Aller à Gallia ? Cela faisait plusieurs années qu'elle n'avait pas vu sa mère, et si elle arrivait ainsi avec un Beorc et un Marqué, en disant en plus qu'elle était amoureuse des deux... il y avait des chances qu'elle le prenne extrêmement mal.
Malgré cette douloureuse perspective, elle se sentait soudainement emplie par le mal du pays. En effet, cela faisait trop longtemps qu'elle n'avait plus vu ses forêts natales, et elles lui manquaient... Aller à Gallia lui plairait sans doute, bien que la perspective soit un peu effrayante.
Elle se disait néanmoins que sa mère ne l'avait jamais empêché de faire ce qu'elle voulait, même si elle avait fait le forcing lorsqu'elle avait fugué pour découvrir le monde Beorc, et que cela n'allait pas commencer aujourd'hui, non mais oh !

- Mais... Tu disais que tu voulais aller à Nevassa, y'a pas une heure !

En y repensant, elle se dit qu'il était quand-même vachement dans les vapes à ce moment-là... Peut-être avait-il parlé sans le vouloir ? Soudainement, la minette se sentit honteuse d'avoir boudé à ce point pour quelque chose d'aussi bête qu'une incompréhension, et elle se sentit rougir jusqu'à la racine des cheveux. Puis, avec précautions, elle déposa son bol sur le sol, le calant entre deux touffes d'herbe, puis elle se déplaça légèrement pour être bien entre les deux garçons, se rapprochant de fait un peu du Shaman, signe qu'elle n'était plus fâchée avec lui.

- Je suis désolée... Pour ma mauvaise humeur, pardon...

Elle se sentait tellement nulle...


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Blaze Kazeroi
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Sam 15 Sep - 13:10


Pas de surprise venant de Catô, prudent et ennuyeux comme jamais. Khar’a se laissa toutefois aller à la cervoise fraiche ce qui le fit sourire. Dans une explication, le Shaman expliqua qu’il avait une certaine envie de revenir chez lui. Qui pouvait lui en vouloir, il était, dans ce groupe, le moins adapté au voyage. Surtout qu’il pensait ajouter sa pierre à l’édifice de la résolution de Death. Chose qui le fit rire devant sa dénigration, on le blâme de tenter et lui-même se sent inutile. Ironique.

La destination devint le sujet principal, parfait pour temporiser le souci hormonal de Khar’a. Daein était effectivement un bel endroit en hiver mais terriblement froid. Le désert avait enseigné à Blaze comment survivre aux chaleurs extrêmes, basses ou hautes. Mais encore chez les Beorcs. Et surtout… Blaze avait une cible sur son agenda de meurtre. Duncan. Plus il était proche, moins il pourrait cacher aux deux qu’il avait une vie à prendre, une vie bien spécifique certes, mais une vie quand même.

La mention de Gallia fit sauter presque les oreilles de Blaze, s’il avait des oreilles animales comme Khar’a. Une foutue bonne idée considérant qu’il n’avait pas visité l’endroit. Mais il n’avait pas confiance en son sang de bourbe dans cet endroit. Les Beorcs sont stupides et facilement dupés. Mais les Laguzs… On le saura qu’il y a un marqué dans le groupe, et cela ne les arrangerait pas : Les Laguzs respectent la force, et Catô en est le strict opposé. Et donc leur seul véritable « atout » serait Khar’a… Bien qu’il ne manquât pas de confiance envers sa compagne féline, il se doutait bien qu’elle manquerait d’argument. Quoiqu’il ne l’ait jamais vu se battre…

Avant même de pouvoir mentionner son idée, Khar’a s’excusa, le faisant soupirer. Alors qu’elle s’approcha à nouveau du Shaman, Blaze eut un grand sourire. Enfin plus d’animosité merde, ça faisait du bien. Posant sa main sur le haut du crâne de la Laguz pour doucement la frotter, il fit signe à Catô de s’approche aussi pour embrasser l’autre joue de Khar’a alors que lui-même mettait déjà un morceau du bisou en sandwich.


« Allez t’es déjà pardonnée. D’ailleurs, le repas est prêt. »

Posant devant Catô des légumes fraichement coupés, il s’en alla rapidement laver ses lames afin d’en conserver le tranchant. Puis à son retour, il prit une bouchée de poisson grillé en soupirant de plaisir. Avoir le ventre plein est décidément un plaisir qu’il ne s’offrait pas assez souvent, et il voulait prendre du muscle ? Hah. Encore plus ironique que là-haut.


« Tant qu’on parle de destination… Hatary ? Bon oui, c’est proche de Daein, encore plus loin du foyer de Khar’a mais c’est mon lieu de naissance. Je suis pas du tout contre Gallia, ça me ferait même plaisir de voir comment les Laguzs se comportent dans leur propre pays ! »

Plaisir certes, mais un peu peur de se faire dépecer. Car non seulement il est marqué, mais il a tué son père Laguz. Tu parles d’un bagage de merde. Et aucune excuse : il a choisi son propre chemin et s’il devait s’en mordre les doigts, jamais il n’aurait rencontré la Laguz chère à son cœur. Avec le cœur léger, il reprit une très légère rassade de liqueur et ferma la flasque. Trop serait dangereux.


« En revanche, Hatary est rude : sable, chaleur étouffante le jour, froid pétrifiant le soir. Je doute que Catô survive des voyages en dehors des grandes routes. Si on reste dans la frontière ou alors les oasis proches… »

Il se mit à expliquer le système de transport dans Hatary. Car en dehors des solitaires comme le bretteur, de grandes routes existaient et étaient empruntés par des caravanes. Tu payais, tu étais avec eux et pouf, on t’amène à ta destination sans trop de soucis pour la bouffe, le chaud ou le froid. Certes, tu manques les grands secrets d’Hatary, tel que des ruines, des artefacts rares et précieux, mais cette vie n’est pas pour tout le monde.

« Vous savez quoi, oubliez ça. Mon avis est biaisé. » finit-il en se grattant la nuque avec un grand sourire. Il aimait son pays. Il aimait les étendues de sable et leur immensité. La Lune blanche et le ciel étoilé le soir, l’aspect sauvage des dunes et des tempêtes de sable, la surprise de retrouver des temples cachés ou même des oasis perdues au milieu de nulle part. Sa seule vraie passion après l’épée est celle du voyage et de l’exploration.

Il récupéra et rangea la plupart du matériel pour se préparer à partir au signal de Catô.
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Sam 15 Sep - 14:40
Est-ce que c'était une règle commune à toutes les femmes que d'être aussi inconstantes que bizarres ? Khar'a ne cessait de sauter d'une humeur à l'autre, passant de la colère au regret, avec l'incompréhension sur le chemin. Sa remarque soutenait l'hypothèse qu'il avait dit un truc durant sa phrase de semi-inconscience, et vu la tendance de la Laguz à comprendre les choses de travers...
Mais en tout cas, elle sembla se calmer, s'excusant avant de se rapprocher, visiblement touchée par le soucis que lui portaient ses amis, et par leur intention de voyager à Gallia. Blaze l'excusa tout de suite, et le Shaman ne put qu'approuver avec entrain. L'inconstance de la minette lui flanquait la migraine, mais en aucun cas il ne lui en tiendrait rigueur.
Le bretteur suggéra plutôt d'aller à Hatary, ce que le magicien accueillit en revanche sans aucun enthousiasme. Certes, le rouquin en était originaire et prit son temps pour expliquer les récentes caravanes qui s'étaient mises en place, mais Catô savait très bien que le désert de la mort ne portait pas ce nom sans raison, et caravanes ou pas, le pays des loups n'était pas resté isolé et ignoré pendant des siècles et des siècles pour rien.
D'ailleurs l'épéiste semblait en être conscient, puisqu'il se ravisa tout seul. Le magicien avait noté la petite remarque à son sujet, mais préféra ne rien dire. Tout d'abord car se vexer pour une offense, c'était bon pour les abrutis qui préféraient croire que tuer des gens était une façon civilisée et intelligente de régler un problème, mais aussi car c'était vrai.


"J'aurais envie de dire que tous les pays sont rudes, à leur façon, même les plus anodins."

Certes le désert parait cruel et dangereux...mais il suffisait d'écouter les récits de n'importe quel marin ou montagnard pour se convaincre que l'immensité des sables n'était peut-être pas si mal. Même Criméa recelait son lot de dangers inattendus, quoique n'étant que rarement liés au climat plutôt paisible de la nation.

"Cela dit, la situation actuelle pourrait bien compromettre notre voyage là-bas préféra rappeler le sorcier les derniers événements tendent à compromettre les relations durement acquises entre nos différentes espèces."

Nan, parce que "aller voir le pays natale de sa copine à poils ras pour lui faire plaisir et en découvrir plus sur elle, et accessoirement se planquer un peu du froid qui arrive", okay. C'est même globalement une bonne idée, par contre Catô ne perdait pas de vue qu'il y avait un risque de "être traité comme une bande d'étrangers tordus, maléfiques" qui se ferait tout simplement démembrer à vue.
Le Shaman ne voulait pas dramatiser, mais il tenait à ce que ses compagnons soient conscients des éventuels périls dans lesquels ils se précipiteraient. Un bon groupe prend des décisions communes.


"Enfin, cela dit les félins de Gallia entretiennent depuis longtemps des relations plus amicales que les autres avec les Beorcs, et par extension les Marqués. J'imagine qu'on risquera moins avec eux qu'avec une autre espèce."

Un petit brossage dans le sens du poil pour Khar'a, et une petite arrière pensée pour le trajet. Retourner vers Criméa à l'approche de la mauvaise saison, c'est s'assurer de trouver de meilleures températures, qu'ils atteignent ou non Gallia.
Il ne restait qu'à espérer qu'ils ne fassent pas une très mauvaise rencontre, mathématiquement malchanceuse.
Puis, le bretteur semblant visiblement prêt à reprendre la route, Catô se leva à son tour, avec toujours un peu de difficulté. Il était encore sous le choc des récents événements, et mettrait un sacré moment avant de s'en remettre.


"Enfin, si personne n'a rien à faire de plus à Daein, il ne nous reste plus qu'à bien nous équiper pour la route et choisir un itinéraire parce que mine de rien, Daein - Gallia à pied, ça fait une sacrée trotte Le chemin le plus sûr est pratique, serait de repartir par Criméa. Cela dit, on peut aussi passer par Begnion si on veut faire un peu de tourisme, à nos risques et périls...même si je ne m'inquiète pas trop pour ça, à moins de ne vraiment pas avoir de chance."

Il jeta un coup d'oeil à Blaze en disant cela. Begnion n'était pas vraiment l'image de la sûreté actuellement. Ravagée par Death, puis embrasée d'un bout à l'autre par différents groupuscules aux revendications cruelles, Catô les imaginait mal pouvoir travers toute cette immense nation sans tomber sur une emmerde ou une autre...mais bon, le bretteur devrait suffire à chasser les quelques fous qui pourraient les gêner.
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Khar'a Mell
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Sam 15 Sep - 22:37
Les projets du petit groupe se précisaient, ils s'étaient visiblement décidés pour une destination, restaient à définir le moyen d'y parvenir. Effectivement, la perspective d'emmener ses deux amis à Gallia n'était pas pour lui déplaire malgré les dangers encourus... Mais la minette était déterminée à ne rien leur laisser arriver de mal. Elle sortirait les griffes s'il le fallait !

Ce qu'elle n'avait pas prévu, c'était le bisou que Blaze déposa sur sa joue pour lui signifier qu'elle était pardonnée. Elle en rougit à nouveau, ses oreilles remuant légèrement de plaisir. Quand elle y pensait, elle avait embrassé donc deux fois Câto, mais pas encore Blaze... Le pauvre. Mais ce simple bisou lui faisait déjà extrêmement plaisir... Alors que la discussion se poursuivait, Khar'a mangeait ses lamelles de poisson, délicieusement grillées, s'en servant pour finir sa bolée d'alcool sans en subir trop les effets ni le goût. Et une fois le repas terminé, la demoiselle entreprit d'aider les garçons à ranger les reliefs de leur pique-nique.

- De toute manière, si l'un de mes semblables voulait vous faire du mal, il devrait d'abord me passer sur le corps !

Elle disait cela avec toute la confiance du monde. Elle n'était peut-être pas la plus forte des Laguz, mais elle savait que les siens rechigneraient à lui taper dessus, et elle espérait que se porter garante de Blaze et Câto suffirait à leur éviter le plus gros des ennuis. Surtout s'ils entraient à Gallia en passant par son village natale, qui se situait proche des frontières. Mais comme elle ne connaissait pas encore leur itinéraire, il était compliqué de se projeter aussi loin. Elle ne pouvait qu'espérer... Prendre des nouvelles de sa mère lui ferait sans doute du bien.

En tout cas, elle se sentait le cœur plus léger depuis qu'un aller à Nevassa n'était plus d'actualité. Cela voulait dire que Câto n'avait pas l'intention de la laisser, et cela la soulageait beaucoup. Maintenant qu'elle avait ses deux hommes, elle ne voulait plus s'en passer ! Même si cela voulait dire encore plus de frustration, d'envies inassouvies, elle était prête à courir le risque tant qu'elle pouvait rester avec ces deux-là...

Une fois les reliefs de leur repas rangés dans le panier, Khar'a attrapa Câto et Blaze chacun par un bras, se mettant tranquillement entre les deux, pour les entrainer vers le village. Maintenant qu'elle était certaine qu'ils resteraient avec elle, elle envisageait l'avenir d'une manière déjà bien plus sereine !

Sauf que maintenant que la tension retombait, et qu'elle les sentaient tous les deux aussi proches d'elle, elle sentait un autre type de tension la gagner, et à nouveau - oui, une troisième fois - elle se sentit rougir. Mais bon, elle se fit une raison... Elle avait décidé de ne plus embêter les garçons avec ses problèmes de peur de les brusquer, alors elle ferait comme si de rien n'était, même si elle se sentait à nouveau affreusement tendue. D'autant qu'elle n'avait pas choisi le meilleur moyen pour éviter la tentation, puisqu'elle marchait bras-dessus bras-dessous avec eux... Quelle andouille.

Finalement, craquant, elle finit par les lâcher pour ne pas se donner encore plus envie, se contentant de poursuivre son chemin, jusqu'à-ce que finalement ils n'arrivent en vue de l'auberge où ils avaient laissés leurs affaires.

- Bon, et bien... Je crois qu'on n'a plus qu'à planifier le voyage... héhéhé...

S'il n'avait tenu qu'à elle, elle se serait contentée de marcher et de chasser pour se nourrir. Mais si elle pensait que Blaze pouvait se permettre ce genre de train de vie, ce n'était pas DU TOUT le cas de Câto, qui était végétarien et d'une condition physique déplorable. Alors ils feraient des planifications, pour le meilleur et pour le pire.


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Blaze Kazeroi
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Lun 17 Sep - 0:25


Il y avait toutefois une très légère déception dans le cœur de Blaze. Hatary lui manquait. Le mal du pays sur un vagabond est aussi logique qu’un marin ayant peur de l’océan. Hélas il restait humain comme tout le monde et il avait ses moments où il pensait à la vie plus simple qu’il avait quand il était jeune. Regrettait-il la mort de sa mère, bien évidemment, mais souhait-il changer cela ? Pas réellement, car tout ce qu’il a subi et endurer, était dans l’optique de vivre et de faire des rencontres pareilles.

Catô mentionna les tensions récentes dû aux évènements et même si cela le blessait, le bretteur se devait d’admettre que l’atmosphère n’est pas faite pour que tout le monde se montre sous son meilleur jour. Blaze fut tenté de contredire le shaman en termes de relationnel, son pays d’origine était clairement celui avec la plus grande tolérance, car elle n’est pas un luxe là-bas. Il se retint de le mentionner, car de ce qu’il avait entendu, Gallia était amicale avec les Beorcs, mais les Marqués restaient des cas très… subtiles. Leur absence rend les réactions généralement imprévisibles. Clairement, Blaze ne trainera pas la marque affichée sur la main.

« Je n’en suis pas si sûr… » se dit-il à lui-même. Il préférait les Laguzs pour leur franchise, mais c’était également ceux qui les faisait le plus souffrir de sa condition de Marqué. Car leur odorat ne les trompe jamais. Pas la peine de s’étendre sur le sujet, pas maintenant en tout cas. Blaze avait largement passé le cap de craindre ce qu’il était et comment les autres le percevaient par rapport à ça.

Et là vient la mention qui emmerda Blaze. Si tout le monde n’avait plus rien à faire à Daein. Non, lui avait quelque chose à faire, à Nevassa qui plus est. Silencieusement, il allait devoir faire un compromis, les accompagner et peut-être ne jamais avoir l’occasion de toucher cette ordure ? Non non, un jour il les emmènera chez lui et cela sera l’occasion de régler ce sale ménage.

(Un mensonge Blaze. Un tissu de mensonge. Je t’ai observé depuis assez longtemps pour te dire que tu les quitteras pour cette pitoyable vengeance.)

Le bretteur secoua soudainement la tête. Kaze, cette fichue voix qui se manifeste visiblement que lorsque cela lui plait ! Alors que Catô pensait déjà au voyage, Blaze se revoyait dans cette nuit maudite, cet enfoiré abattant un Loup, Kerorian un autre… Comment son cœur si apaisé pouvait à nouveau rugir de haine et d’envie de meurtre ! Pourquoi son sang battait tellement plus fort à l’idée de planter son épée dans le gorge de ce démon borgne ou cette immondice avare ?

(Parce que tu es ce que tu dis : un meurtrier.)
(Ce n’était qu’un moment d’absence.)
(Tu veux les tuer. Kerorian, pour avoir sans raison abattu deux loups, qui était sous ta responsabilité. Et au lieu de porter comme un homme cette responsabilité, tu as fui sous prétexte de ta faiblesse. Duncan, pour avoir tué une personne que tu pouvais protéger, parce qu’il représente cette même faiblesse. Mais si tu arrivais à les tuer ?)
(Alors le sang qu’ils ont fait couler sera venger !)
(Et leur sang à eux. Qui les vengera ? Tu perds ton temps dans une quête de sang qui coulera éternellement.)
(JE REFUSE DE LAISSER LEUR CRIME IMPUNIS !)
(Un tissu de mensonge, la justice ? Ta justice n’est que vengeance. Il suffit de voir ton jugement à la cour de Criméa.)
(Grrrrr…)
(Tu as une occasion de laisser tout cela derrière. Regarde-les. Regarde-toi. Ta rédemption est avec eux. Pas en mettant plus de sang sur ton épée.)
(Je croyais que je devais utiliser ton pouvoir pour protéger le monde ?)
(C’est ce que vous voulez tous les 3 faire. Alors mes pouvoirs sont à votre disposition.)
(Et pourquoi tu me parles maintenant de tous les instants ?)
(Parce que tu ne m’écouterais pas sinon. Blaze. Ils ont besoin de toi et toi d’eux.)
(… Je le considérerais.)
(Tu as l’occasion de reprendre la voix d’un Windwalker ainsi. Abandonne ta vengeance et concentre-toi vers le futur !)

Le bretteur rouvrit soudainement les yeux, comme s’il venait d’être sorti d’un sommeil éveillé. Grinçant des dents de cette conversation aussi peu agréable que l’idée de laisser cette ordure de Duncan filer, il écouta à moitié Khar’a mentionner qu’elle les défendrait.


« J’ai… besoin de temps pour y réfléchir. » dit-il d’un ton terriblement abattu. Toute énergie ayant disparu de son visage, on ne pouvait y avoir que quelqu’un visiblement en conflit interne. Ce que ce voyage allait lui demander était plus que simplement abandonner sa vie de vagabond solitaire, mais également ses promesses… Et cela passait mal sur le bretteur. Les paroles ne sont que du vent, mais si personne décide de les tenir, alors les mots n’ont plus d’importance et seul l’acier parlera.

Se laissant presque misérablement trimballé par Khar’a qui le tirait par le bras, Blaze regardait ses pieds, réfléchissant à ce qu’il allait sacrifier. Certes, il aurait une autre occasion dans sa vie et plus de temps pour se préparer à cet assassinat n’était pas du luxe. Mais pouvait-il embarquer avec lui cette volonté avec ce groupe si… si naïf ? Entre la Laguz qui est d’une innocence telle qu’il en perd son latin et une lopette si incroyablement incapable de se battre que les concepts les plus basiques du guerrier lui sont inconnus ? Comprendrait-il même ? Non. Khar’a dirait qu’il risquerait sa vie. Catô aussi, avec l’ajout du danger politique… Il craignait soudainement le jugement de ces deux individus plus que l’acte en lui-même.

Ce n’était pas lui qui disait même d’être franc ? Tu parles d’un hypocrite ! S’il le disait, allait-il les convaincre comme ça ? Bonjour, alors je vais être franc, je veux tuer Duncan ! Ça prendra pas longtemps, et au pire je crève, voir pire ! Nom de… Et avec quoi comme justificatif ? Ce qui s’est passé à Daein ? La mort du roi ? Et si Catô ne le croyait pas, après tout, on préfère croire un général qu’un puant du désert ! Il s’y perdait… Vengeance, honneur, fierté, duel… Trop de point EXTREMEMENT important pour le bretteur. Pas le genre qu’il pouvait ignorer d’un revers de la main. Afin de ne pas trop inquiéter ses compagnons, il ajouta :


« Il faudra des vivres et surtout trouver des chemins faciles quitte à être plus lent. Surtout passer de village en village et éviter de rester plus d’une semaine sur la route… »

Blaze sembla absent, proposant des idées pour l’établissement du plan de route mais avec l’esprit clairement ailleurs. Son regard allait régulièrement vers le plus grand de ses sabres mis dans un coin de l’auberge. Il était tiraillé par lui-même et la réponse qu’il cherchait ne peut que s’obtenir seul.

« Excusez-moi, j’ai besoin d’un instant seul. »

Remontant à l’étage de l’auberge pour aller dans la chambre, il se laissa s’assoir sur le lit et pinça l’arrête de son nez entre ses doigts en fermant les yeux. Ce n’était pas ce à quoi il s’attendait à réfléchir quand il s’était levé ce matin. Mais pour l’instant, il était dans le confusion, le doute et la honte.
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