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Les premiers pas [libre]

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Ramandar
La Phalange
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Dim 4 Nov - 10:40
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Les premiers pas



Il reste tant à faire et je ne sais pas par où commencer. Je suis Ramandar de Fayre, bien que mon origine n'est plus grande importance aujourd'hui. Je suis devenue mercenaire pour bien des raisons, l'une d'elle étant de m'éloigner de ma famille. Chef d'un groupe de mercenaire pour être exacte, et ce malgré mon manque d'expérience. Mais j'aime à penser que je suis quelqu'un de bon, et à défaut d'être doué ou charismatique, je sais que je ferais de mon mieux pour rester bienveillant envers les faibles et ceux qui nous paient. Cela peut sembler risible, et même prétentieux et insultant je dois l'avouer, mais il existe des faibles qui ont besoin du concours de plus forts pour vivre et survivre. Plutôt que de me laisser dicter par une noblesse qui m'exaspère j'ai décidé d’œuvrer comme je l'entends à la sécurité des gens. A mon échelle, cela va sans dire. Alors j'attends les missions, et l'argent qui va avec, n'acceptant que des requêtes qui me semble moralement convenables. Enfin, c'est ce que je ferais lorsqu'on recevra des demandes.

Liberty Spirit est le nom que j'ai donné à mon groupe il y a deux jours. Et oui, c'est tout neuf, à l'inverse du fortin qui me sert de base. Non seulement je suis seul dans mon groupe de mercenaire, mais en plus mon abri a besoin d'être rénové. Heureusement j'ai pu payer quelques travailleurs d'un village proche et ils sont venu prêter main forte pour remettre en état la ruine abandonnée. Plusieurs semaines seront nécessaire, mais cela laisse le temps à de potentielles recrues d'affluer. Après tout, peut-être que mes rumeurs finiront par se rendre efficaces et certaines personnes finiront par atterrir ici. Il faut dire que le fortin n'est pas simple à trouver, loin des grandes villes beorcs, entre deux frontières, et suffisamment proche de Gallia pour en effrayer plus d'un. A l'ouest de Mugill, dans les montagnes séparant mon royaume natal de l'Empire théocratique de Begnion, c'est là que je me trouve actuellement, travaillant davantage comme contre-maître que mercenaire dans l'immédiat. Quelques petits villages isolés me rappellent que je suis bien en Criméa, tout comme le grand lac que l'on peut voir au loin, au pied des montagnes où je me trouve. A l'inverse, si on regarde dans la direction des laguz, on ne voit que des cimes, plus hautes les unes que les autres, semblant sans fins.

Les heures passent et rien n'arrive. Ici tout est calme et lorsque les travailleurs s'en iront se coucher, il ne restera que le vent pour me rappeler que j'existe. Mais j'aime assez cette vie, un peu reclus, libre de faire ce que je veux, à prendre le temps d'admirer le paysage et me donner à fond pour ce qui me passionne réellement. La nuit tombe maintenant, et je vais pouvoir observer les étoiles semblent ne jamais changer dans le firmament. Sur cette magnifique idée, je vais me prendre un bol de soupe avec les ouvriers, puis je ressors une fois le repas terminé. Il est bon de passer un peu de temps avec des gens simples, cela me change beaucoup du manoir. Le sourire aux lèvres, je monte sur les remparts, j'ai découvert un petit coin d'où observer les cieux dans le calme le plus total. Mais alors que ma tête dépasse des créneaux, je vois au loin une petite fumée blanche s'élever derrière les arbres. J'en cherche l'origine en contrebas, mais cela semble plus lointain que je ne l'imagine et la forêt de pins camoufle certainement une bicoque ou un feu de camp.

Le doute m'assaille, car il est possible qu'il ne s'agisse là que d'un voyageur, mais si loin des routes principales, il y a peu de chance. Une autre option serait que des bandits s'attaquent à quelque chose, et dans ce cas il est de mon devoir de les arrêter, et je commence à redescendre les marches pour aller m'équiper. Mais d'autres idées me viennent, et s'il s'agissait de quelqu'un qui viendrait me rendre visite ? Le fortin est plutôt bien camouflé dans cette montagne et la forêt cache la vue si l'on vient d'en bas, et avec la nuit qui est tombé peut-être cette personne n'a-t-elle pas vu que sa destination n'était encore qu'à quelques minutes. Une recrue ? Possible, ou une missive ? Dans tous les cas il est important que je m'occupe de cela. Après m'être armé, je vais donner quelques instructions à mes employés.


- Messieurs, je sors un moment. Fermez bien toutes les issues, je trouverai un moyen d'entrer quand je rentrerai. A demain.

Suite à cela je sors prestement du logis pour m'engouffrer dans la mer de bois, direction cette fumée. Cela me prendra bien une heure, dotant que je dois faire des pauses pour repérer à nouveau les volutes ascendantes. J'ai coupé à travers les terres sauvages semblant ne jamais avoir été empruntées par un beorc. Avec la nuit tombé, il est encore plus difficile d'avancer à travers la brousse. Le froid commence à se faire sentir, l'hiver approche après tout, et je regrette de ne pas être resté au chaud dans mon fortin. Mais je commence à voir de la lumière à travers les épines vertes. Je tombe alors sur une scène remarquable, qui me laisse d'abord sans voix. Quant à la suite, laissez moi trouver les mots ...



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Pandora
Pandobiatch ~ Héritière de la Cendrefer en sursis.
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Dim 4 Nov - 14:20
Les temps sont durs, même pour moi.

Je n'aimais pas camper seule dans les bois, mais le fait était que la nuit m'était tombée dessus et que je n'avais pas eu le choix. Ne connaissant pas l'emplacement exacte de la forteresse en ruine que je cherchais, je ne savais pas combien de lieux m'en séparaient encore, et voyager en pleine nuit était encore plus dangereux que camper. Alors autant faire un feu pour éloigner les bêtes sauvages et espérer ne pas me faire surprendre par une troupe de bandits de grand chemins... Quoi que de ce point de vue, j'étais un peu rassurée, non seulement par la présence dans la région du groupe de mercenaires que je recherchait, mais aussi parce-que ce coin reculé ne devait pas offrir beaucoup de ressources à piller pour cette engeance.
En revanche, ce qui m'inquiétait plus, c'était les cultistes. Ils pullulaient à Criméa, sans doute en raison de la visite de Death et son attaque sur cette maison noble que nous avait rapportée... Une petite nobliotte Begnionnaise plutôt naïve. Pas moyen de me souvenir de son prénom. Quoi qu'il en soit, depuis quelques temps - et en particulier depuis l'attaque dont j'avais été victime dans la forêt, il y a quelques semaines, je ne me séparais pas de mes armes.

C'est donc ainsi que je me retrouvais, en pleine forêt, suivant un sentier mal dessiné, campant au coin de la route près d'un feu de camp, à me sustenter d'un morceau de viande séchée et d'un bout de pain durci. La qualité de ma pitance avait bien décliné depuis ma fuite de Nevassa... Mais à tout prendre, je préférais ça à un mariage avec mon gros porc de beau-père.

Mais pourquoi cherchais-je ce groupe de mercenaires ? Ce n'était pas vraiment mon genre de venir en aide à mon entourage après tout... Je devais déjà penser à m'en sortir moi-même... Ce n'étaient pas les idéaux de ce groupe qui m'avaient attirée. C'était les possibilités qu'il pouvait m'offrir. Un groupe, qui me permettrait un revenus régulier, des relations, une certaine protection puisque je ne ferais plus mes missions seule... Certes, Kerorian m'entrainait à me débrouiller par moi-même, à encaisser les coups durs, mais nous ne voyagions pas ensembles la moitié du temps, et à quoi sert d'encaisser pour finir bêtement sa vie à cause de l'orgueil ?

Tandis que je me sustentais, je passai lentement les doigts de ma main libre sur la cicatrice qui barrait ma joue, souvenir de mon pacte passé avec le rôdeur qui fut, dans une autre vie, mon garde du corps. Rétrospectivement, je me rendait compte d'à quel point j'avais changé depuis mon départ de Daein. A une époque, je n'aurais même pas admise la situation dans laquelle je me trouvais. Aujourd'hui, je réfléchissais à comment en tirer mon parti. J'acceptais mes revers de fortune, et cherchais à les transformer en force. Ça, ç’avait été le cadeau que Kerorian m'avait fait. Mais je ne pouvais pas dépendre de lui éternellement.

Un bruissement dans les fourrés me tira de mes pensées, et je reposai ma pitance sur mon sac de voyage pour me saisir de mon tome de glace. Une seconde plus tard, j'étais debout, mon livre ouvert, et la main posée à plat dessus tandis qu'un homme émergeait d'entre les arbres, lamine curieuse. Grand, des cheveux bruns - autant que la luminosité déplorable me laissât deviner, de grands yeux olives, le menton imberbe et la posture pleine d'assurance. Il ne devait pas être bien angoissé pour se promener tout seul en pleine nuit au beau milieu de la forêt !

- Qui êtes-vous ? Je vous sommes de vous présenter et de me faire part de vos intentions.

Autant dire que si elles étaient hostiles, je n'hésiterais pas à lui faire part de mes talents. Et qu'il n'apprécierait certainement pas ce qui allait lui tomber dessus...


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Ramandar
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Dim 4 Nov - 19:48
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Le petit feu de camp crépitait au milieu des arbres, les flammes dansantes au gré du vent frais de cette nuit. Une souche m'était caché par une femme à la posture royale et au regard sévère. Peut-être y était-elle assise avant mon apparition inopinée. Sa tenue semble chic mais faîtes pour le voyage, si on dénote la présente de talons, qui vont certes particulièrement avec l'aspect petit noble du reste, mais qui clairement ne devraient pas être portés pour se balader dans les bois. Je m'attarde alors sur son visage qui est des plus particuliers. Dans ses mains, un tome de magie, le genre qui ressemble à tous les autres pour un néophyte. Elle semble savoir se défendre, être cultivée, avoir de bonnes manières, bien que la situation l'engage à se mettre sur la défensive. Nul doute qu'elle fait partie de ces rares personnes dont la beauté ferait l'unanimité, néanmoins abîmée par une balafre séparant sa joue d'albâtre. Je me surprend à être heureux que cela n'est en rien altéré son charme. Aussi à cette distance je peux remarquer que l'un de ces yeux est plus clair que l'autre, sans plus de détail hélas. Mais continuer de l'observer ainsi pourrait la mettre mal à l'aise, je m'engage donc à lui répondre.

- Veuillez m'excuser gente dame, je m'en veux de vous avoir fait paniquer de la sorte. Je m'appelle Ramandar et je suis le chef d'un jeune groupe de mercenaire nouvellement installé dans la région.

Je m'incline légèrement, ma main non armée sur la poitrine, et baissant la tête pour saluer cette aristocrate. C'est l'impression qu'elle donne en tout cas. Dans le plus éloigné des cs, je pourrais imaginer qu'elle soit une marchande influente peut-être. A la lumière des flammes vagabondes je peux discerner une rapière à sa ceinture dont la garde brille devant le spectacle dansant. Le silence pesant de la soirée n'est entamé que par le doux craquement du foyer qui nous sépare. Je me redresse pour faire face à nouveau à la jeune femme. Son maintient est des plus admirables, à la fois noble et affirmé tout en restant flexible en cas d'attaque. Cette femme sait se battre bien qu'il n'en paraisse rien à son corps ciselé si finement que j'aurais peur de la briser au moindre mouvement, comme une statue de glaise, fragile et séduisante à la fois. Et effrayante peut-être.

- J'avais peur que des bandits ne s'en soient pris à une bicoque isolée, je ne connais pas encore assez bien la région. Et je suis soulagé de voir qu'il n'en ai rien. Mais puis-je vous demander ce que vous faîtes ici ? Peut-être mon aide vous serait utile en quoi que ce soit.

J'aimerai surtout en apprendre plus sur elle à dire vrai. Une combattante si proche de mes quartiers, il y a peu de chance qu'il s'agisse là d'un hasard. Je ne veux pas m'avancer non plus, peut-être est-elle une recrue potentielle, peut-être est-elle ici pour une missive, mais il reste aussi la possibilité décevante qu'elle ne soit là que pour se renseigner. Enfin, ce sera de toute évidence une étape obligée. Je lui souris très naturellement, attendant une réponse de sa part. Ma posture trahis malgré moi l'enseignement militaire strict de Criméa, je m'en rends compte trop tard pour me relâcher maintenant, alors autant continuer. Le dos bien droit, je la regarde dans les yeux sans lever le menton pour autant. La regarder de haut serait terriblement hautain et prétentieux, ce n'est nullement l'image que veux donner de moi. Je m'efforce de ne pas détourner le regard sur sa balafre, il faut dire que ce genre de détail attire l’œil malgré les efforts, un aimant à pupille. Pour l'instant, je reste là, attendant une réaction de mon interlocuteur.



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Pandora
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Lun 5 Nov - 12:58

...D'accord. J'étais tombé soit sur un fou, soit sur quelqu'un de particulièrement habile. Mais a en juger par la candeur du bonhomme, je penchais bizarrement pour la première option. Il ne semblait pas agressif, il avait même les yeux légèrement brillant. Un regard qu'elle savait reconnaitre. Il appréciait ce qu'il voyait, ce qui impliquait qu'il serait aisément manipulable... Pas comme Kerorian. Et en plus, il était, d'après ses dires, le chef des mercenaires que je recherchais. Voila qui s’annonçait sous de meilleurs hospices !

- En vérité, je pense que c'est moi qui vais pouvoir vous venir en aide.

D'un geste tranquille, je rangeai mon tome de glace, sans pour autant me rasseoir. L'homme était armé, mais il n'adoptait ps une attitude belliqueuse, et à en juger par la manière dont il se déplaçait, se présentait, je faisais confiance à ma propre rapidité pour esquiver un coup et dégainer ma rapière en cas de besoin, raison pour laquelle je restais debout.

- Je me nomme Pandora, et je suis à la recherche de votre groupe de mercenaire justement.

Je ne déclinait pas mon nom de famille par prudence, craignant toujours de rencontrer les hommes de mon père, même ici à Criméa. Quoi qu'une marquée, surtout avec une marque si particulière que celle que je possédais, associé à mon prénom, Pandora, pouvait mettre la puce à l'oreille de n'importe qui d'un minimum informé sur mon compte... Mais je pouvais m'assumer un minimum, non ?
D'un geste de la main, je l'invitai à s'asseoir en face de moi, de l'autre coté de mon feu. Je ne prendrais place à mon tour que lorsqu'il serait installé, toujours pour des raisons de prudence. Après tout, rien ne me disait qu'il était sincère, et j'étais une femme seule, je devais rester prudente. Cela dit, je faisais tout de même confiance à ma capacité à juger les gens, et celui-ci ne semblait pas bien dangereux. Benêt, même, et pour cause...

- Sachez d'abord que si il s'était effectivement agit d'un groupe de pillards s'en étant pris à une petite masure, vous auriez fait bien peu de poids à vous seul... Ils vous auraient probablement tué.

Indéniablement, cet homme était un néophyte, c'était évident. Moi-même, qui n'était sur les routes que depuis quelques mois, était parfaitement consciente qu'affronter seul une bande de malfrats équivalait à courir à sa perte. Si le leader du groupe de mercenaire que je voulais intégrer en était à tenter de se suicider par des moyens aussi détournés, c'était que le groupe en question ne partait vraiment pas d'un bon pied. Sans aucun doute, ils allaient avoir besoin de quelqu'un qui réfléchit un minimum.

- Sans parler du fait qu'un feu tel que le mien produit peu de fumée, tandis que l'incendie d'une cahutte, si petite soit-elle, produit de gros panaches de fumée. Les deux sont très différents.


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Ramandar
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Lun 5 Nov - 19:47
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La jeune femme rangea son arme après ma présentation. L'air toujours méfiant, elle sembla prendre un peu sur elle de me croire ne pas être un homme dangereux. Je savais que ma diplomatie fonctionnerai, maintenant il me reste à faire sa connaissance. Elle se présenta comme Pandora, un nom bizarre j'ai trouvé, certainement pas criméan. Mais je ne connais pas assez le monde pour en être sûr ni même pour apporter plus de détails à ma réflexion. Je penserai à cela plus tard car elle enchaîne en expliquant être bel et bien à la recherche de mon groupe. Je le savais bien que ça ne pouvait pas être un simple marchand perdu dans ce coin de montagne reculé, il y avait bien une raison plus intéressante à sa présence. Et cette raison, c'est moi ! Je suis heureux, et un sourire ne peut s'empêcher de venir tordre mes lèvres pour fendre mon visage. Je me retiens du mieux que je peux, mais nul doute cela sera perçu. Bien, il faut se reprendre. Je profite de l'invitation à m'asseoir pour me reprendre.

Je commence à croiser les jambes non loin du feu et je fini en tailleurs suffisamment près pour qu'il me réchauffe, j'en avais besoin. Je pose ma lance derrière moi, juste à portée de main en cas d’agression, mais il y a peu de chance que qui que ce soit ne soit dans le coin. Je lève les yeux au ciel les mains tendus vers le foyer et je profite de ce moment pour me remettre de mes émotions. La jeune femme suit mon mouvement et s'assied à son tour. Elle continue alors de parler. Je pensais qu'elle allait me décrire pourquoi elle me cherchait, mais pas tout à fait. En fait elle commença plutôt à me critiquer. Je comprends son ressenti, mes actions peuvent passer pour stupides et suicidaires si on s'en tient aux faits. Il va falloir éclaircir quelques points, et en trouvant les bons mots puisqu'elle semble douée d'un intelligence complexe. Pas étonnant venant d'une mage cela dit. Bien, par où commencer. Une goutte de sueur coule sur ma tempe alors que je m'élance, n'étant pas sûr de raconter comme il le faut ce qui devrait l'être.


- Et bien, c'est un plaisir de vous connaître dame Pandora.

Ô ma déesse que ça commençait mal. Mais bon, ce n'est pas le moment de faire l’asocial. Et puis, je dois me défendre de ces accusations, quand bien même elles soient fondées. Réfléchissons … Vite et bien ...

- A dire vrai, je ne comptais pas vaincre des bandits. Si ça avait été un groupe de mécréant, j'aurais simplement vérifié s'il y avait quelqu'un à sauver. En l'absence de victime, je serais reparti. Et s'ils avaient eu un prisonnier, j'aurais fais de mon mieux pour le libéré et on serait partit à toute vitesse, voilà tout. Mais je suis bien heureux d'être tombé sur vous plutôt que des malandrins.

Ma réponse aussi sincère que possible ne me satisfait pas vraiment, mais je ne suis pas mon oncle, à toujours trouvé le meilleur moyen de dire les choses. Je soupire légèrement, avant de me souvenir que je ne suis pas seul. Décidément, je ne suis pas à l'aise. Cette femme est potentiellement mon premier client ou ma première recrue, et voilà que j'en suis presque à bafouiller comme un demeuré. Il faut que je me reprenne. Pour donner un sens à mon soupir, j'enchaîne avec une autre réponse.

- Quant à la fumée, je dois avoué ne pas être bien au courant. J'ai fais partie d ela milice, et lorsqu'un feu était allumé sans que nous en ayons été averti, nous allions systématiquement voir. Le plus souvent il s'agissait de feu de camp, et d'autres fois des fumées de détresse d'autres miliciens qui avaient repéré un danger. Je ne sais pas à quoi ressemble le feu d'une chaumière, veuillez pardonner mon ignorance.

Je baisse le regard et j'incline la tête, espérant qu'elle daigne me pardonner. Mais pourquoi lui demander son s ? Pourquoi s'excuser auprès d'elle, ça n'a aucun sens ? Malgré ça j'ai humblement baissé la tête. Mais tout cela n'est que détail. Plutôt que de m'enfoncer, il faut que je trouve un autre sujet ou elle me prendra définitivement pour un bleu et repartira sans même m'enquérir du pourquoi de sa présence. Je relève vivement la tête et plonge mon regard dans le sien, prêt à la questionner sur ses intentions. Mais je m'arrête, la bouche ouverte. Maintenant plus proche, je peux voir avec détail son œil difforme. Il y a comme un symbole à l'intérieur, bien que je sois encore trop éloigné pour en saisir les formes. Est-ce parce que la pupille est colorée que j'ai cette impression , ou bien est-ce l'inverse, ce signe quel qu'il soit qui a irrité l’œil pour lui donner cette couleur si particulière ? C'est à la fois surprenant et intrigant, magnifique et effrayant, mais surtout cela attire inéluctablement l'attention. Me rendant compte que je viens de m'attarder bien trop longtemps sur son visage, un silence malaisant s'était installé, il me faut rectifier cette erreur.

- Excusez-moi, votre singularité m'intrigue malgré moi. Votre œil … est vraiment particulier. Impossible de passer inaperçu avec un tel apparat. Comment vous-êtes vous fais ça?

Je n'ai jamais vu chose pareille. La curiosité n'est pas l'un de mes traits de caractères les plus prononcées, mais face à une telle découverte, impossible de rester de marbre. Comme un enfant, j'admire un spectacle unique que je compte graver dans ma mémoire. Quant à savoir s'il s'agira d'une merveille ou d'un cauchemar, l'avenir me l'apprendra.


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Pandora
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Jeu 8 Nov - 11:45
Et bien, il était encore plus perdu que je ne le croyais. Sauver d'éventuels survivants, prisonniers, victimes, en espérant pouvoir s'enfuir assez vite ? Oui, il était définitivement fou. Rien que le temps de détacher les prisonniers, il aurait eu trois fois l'occasion de se faire assommer et arrêter à son tour. Et depuis combien de temps était-il ainsi en voyage, pour ne pas savoir différencier la fumée d'un feu de camp de celle d'une maison incendiée ? Indéniablement, ils allaient avoir besoin de moi. Cette compagnie ne ferait pas long feu avec un tel ingénu à sa tête.

Et puis, il aborda le sujet de mon oeil. Il avait visiblement remarqué ma particularité, et pour cause, je ne faisais rien pour la dissimuler depuis mon départ de Daein. Cela me mettait encore un peu mal à l'aise, mais je m'étais senti rassurée lorsque j'avais constaté que l’existence des marqués n'était pas excessivement connue... Et je devais cesser d'avoir honte de mes origines. C'était u autre point sur lequel Kerorian avait insisté, et je devais dire que j'étais assez d'accord avec lui...

- Je ne me le suis pas fait, je suis née avec. C'est une marque.

J'affichais à présent un léger sourire. S'il savait ce qu'était un marqué, alors il identifierait ce dont je parlais. Dans le cas contraire, qu'il reste dans l'ignorance, cela ne lui ferait pas de mal. Et s'il avait un problème avec mes origines, et bien il pourrait se passer d'une recrue de choix. Et s'il s'arrêtait à cela, il démontrait non seulement que ses beaux idéaux de paix et d'entraide n'étaient que du vent, mais il se priverait en plus d'un élément indispensable. Comme je le pensais plus tôt, ils ne feraient pas long feu avec une telle naïveté.

En tout cas, il semblait effectivement dépourvu de toute intention belliqueuse, en attestait le fait qu'il ait déposé sa lance derrière lui. En réalité, son arme avait l'avantage sur ma rapière, disposant d'une allonge plus conséquente, mais ma magie pourrait aisément me défendre s'il fallait en venir à cette extrémité. Raison pour laquelle mon tome restait a mes cotés, disponible.

Cela dit, je ne pensais pas que j'aurais à en arriver là. A vrai dire, ma marque ne semblait pas susciter le dégout chez lui. Il ne semblait donc pas rebuté par la différence, même s'il ne l'identifiait pas. J'avais donc de bonnes chances d'être acceptée... D'autant qu'il avait l'air fasciné même, admiratif. Comme il l'avait semblé lorsqu'il avait posé les yeux sur moi au début et qu'il avait apprécié ce qu'il voyait. Indéniablement, j'avais des chances de faire quelque chose d'appréciable avec ces mercenaires - les empêcher de mourir bêtement déjà...

- Quoi qu'il en soit, je serais intéressée par rejoindre votre groupe de mercenaires. Y a-t-il des conditions particulières à remplir pour cela ?

En vérité je ne me faisais pas trop de souci à ce sujet. Mais outre le fait qu'il me fallait entretenir la conversation, c'était une bonne idée de lui laisser croire qu'il avait encore la maitrise de la situation. Cela le mettrait en de meilleurs conditions envers moi, et il me laisserait sans doute mieux l'influencer ainsi.


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Ramandar
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Jeu 8 Nov - 13:09
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L'odeur du bois frémissant dans le brasier me réchauffa autant que les flammes elles-mêmes. Le fumé est d'un agréable reposant en cette nuit d'automne bien fraîche. Les mains tendues vers le foyer, je toise toujours cette demoiselle ciblant ces yeux qui sont devenu le centre de la conversation. Alors elle explique l'existence de sa particularité : une marque de naissance donc. Il est fort surprenant d'en voir une à l’œil, mais pourquoi pas, le monde est vaste et emplie de secrets et de mystères. Aujourd'hui, sous cette demi-lune blafarde, j'ai simplement posé mon regard sur l'une de ces merveilles cachées au monde. Je hoche la tête une fois, montrant que j'ai bien compris, et je me détache enfin de ce lien psychologique qui m'inciter à la dévisager. Autour de nous tout est calme et j'ai beau cherché un élément dérangeant dans le décor, rien ne me surprend. Rassuré, quelque part, j'écoute la suite avec intérêt.

Ainsi cette jeune femme se dit capable de rejoindre des mercenaires ? Je suis clairement pris de court, moi qui espérai en venir à ça sous peu, elle me désarme à prendre ainsi les devants. Avant de répondre, j'ai bien observé ses mouvements en quelques minutes. Elle se tient toujours droite, prête à réagir à la moindre menace. Elle possède une épée et un tome, elle pourrait donc être un prodige. Elle connaît des éléments de survie qui me sont inconnus, et semble avoir voyager quelque tant elle se sent à l'aise ici malgré sa toilette de qualité. Clairement, il ne s'agit pas de n'importe qui. Je ne connais pas les détails de sa vie, et honnêtement cela n'intéresse pas le chef que je suis qui doit décider recruter ou non cette créature sortie d'un rêve, presque d'un fantasme. C'est vrai, elle est trop parfaite pour ne pas être admise. Je ferme les yeux un instant, mimant une réflexion déjà toute pensée.


- Et bien, quelques unes oui. Déjà, il y a aura un test pratique avec un membre du groupe, et comme je suis seul pour le moment, ce sera avec moi que tu le passeras, quand on aura une missive évidemment. Cela me permettra d'étudier la qualité du travail d'équipe et les capacités personnelles pour savoir quel genre de situations les membres sont plus à même de gérer.

C'est une explication un peu vague de ce que je compte infliger comme test d'entrée, mais c'est indispensable puisque moi-même je n'e peux en connaitre le contenu à l'avance. Tout dépendra de la mission en question. Mais l'important sera de voir si cette personne est capable de s'adapter à des alliés et des adversaires, puis de voir comment elle résout le problème. Les détails seront pour plus tard. Je m'empresse d'énoncer les quelques règles auxquelles j'ai déjà songé.

- La première règle est la plus importante et primera sur toutes les suivantes. On traite tous les membres de Liberty Spirit avec respect et dignité, beorc comme laguz. Un beorc étant incapable de se tenir en présence d'un laguz, ou inversement, ne sera simplement pas accepté dans le groupe.

La seconde règle affirme que tout le monde est libre en acte et en pensée. Les membres seront libres d'accepter ou non les missions proposées, et de les accomplir avec les gens qu'il désire.

La troisième c'est de toujours travaillé en binôme minimum. En cas de pépin, il faut pouvoir compter sur quelqu'un. Ou s'il arrive malheur, il faut qu'on en soit informé. Voilà pourquoi le travail d'équipe sera si important.

La quatrième est simplement de préciser  que je suis bien le chef. Mon rôle sera d'être médiateur en cas de conflit, de virer les éléments perturbateurs, et d'être l'intermédiaire auprès du monde. Pour le reste, comme dit, je compte laisser les gens vivre et travailler comme ils l'entendent.

Une dernière précision, ce n'est pas vraiment une règle, c'est juste pour expliquer comme seront payer les mercenaires. A chaque mission, on demande la moitié de la récompense avant d'y mettre les pieds, l'autre moitié une fois la mission accomplis. Si celle-ci n'est pas réussit, ce que j'espère ne jamais voir, je refuserai la seconde partie du paiement. La première partie du paiement va dans les coffres du groupe, et servira à entretenir l'équipement et les locaux du groupe, à payer les trajets si besoin, ainsi que financer les servantes ou ouvriers quand nous en auront l'utilité. Cela peut aussi servir à payer des informations, tout se monnaie après tout. Quant à la seconde partie, une fois la mission réussit donc, les membres qui l'auront effectuées se la répartisse comme ils l'entendent.

Désolé pour le monologue, ça fait pas mal d'informations. Si tu as des questions, surtout n'hésite pas.


J'ai pris mon temps pour bien décrire les règles, mais au final, c'est surtout l'ambiance que je veux donner à mon organisation que j'ai essayé de transmettre. Liberty Spirit se doit d'être un groupe qui se connaît bien et dont les membres seront autonomes. Je ne connais pas encore bien les laguz, mais de ce qu'on m'en a dit, les règles trop hiérarchiques et détaillées ne sont pas dans leurs habitudes. Un minimum de cohérence, c'est tout ce que mes règles doivent apporter. Au final, c'était quand même un long monologue.

Mon regard se perd dans la danse enflammée du feu de camp, et mes pensées vagabondent avec vigueur. Parler ainsi de mon projet me fait prendre conscience qu'il se concrétise davantage tous les jours. D'abord le quartier général en rénovation, maintenant une première recrue – qu'il reste certes à tester – et peut-être qu'une mission arrivera dans les jours à venir. Une fois cela fait, Liberty Spirit prendra enfin vie et fera son premier pas dans ce monde qui a bien besoin d'un coup de pouce de personnes désintéressées de la politique. Après tout, mon seul objectif, c'est un monde en paix où on n'aurait plus besoin de nous. Là, je saurais que nous avons fini notre travail.



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Pandora
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Dim 11 Nov - 10:54
Ma question demandait effectivement une réponse approfondie, mais je ne m'attendais pas à ce qu'il m'énonce le règlement de son groupe de mercenaires... Pour l'instant assez réduit, puisqu'il semblait d'après ses dires qu'il en fut le seul membre. Cela ne m'étonnait pas au final... Les mercenaires étaient souvent plus intéressés par leur profit que par "venir en aide à la veuve et l'orphelin". D'ailleurs, la raison de ma présence ici n'était pas moins vénale que celle de n'importe quel mercenaire... Cela dit, s'il était seul dans son groupe, cela en valait-il vraiment la peine ?

A bien y réfléchir... Oui. Si je faisais parti des premiers membres, il était à parier que ceux qui viendraient ensuite me verraient comme vétérane, ce qui me donnerait une certaine ascendance psychologique sur eux. Ce n'en serait que plus simple d'atteindre mes objectifs.

Il s'agissait donc de faire mes preuves à Ramandar... Une épreuve qui ne me paraissait pas bien compliquée. Apparemment, mon épreuve serait de mener une mission à bien avec lui. Ce qui me paraissait tout à fait acceptable.

Et puis, il entreprit de m'énoncer le règlement de son groupe. Encore une fois, rien d'insurmontable. Étant moi-même une marquée, je ne me voyais pas faire de discrimination envers Beorcs ou Laguz, et ce malgré mon ascendance Daeinite. Et puis, nous n'étions pas les plus racistes... Si un Laguz savait prouver sa valeur, il valait autant que n'importe qui de compétent, qu'il soit Beorc ou non.
En ce qui concernait la liberté, je n'allais pas m'en plaindre, cela ne me rendrait la tâche que plus facile. En revanche, qu'il se sente obligé de préciser qu'il restait le chef du groupe témoignait de son manque d'assurance, et il me fallut faire un effort pour ne pas laisser transparaitre mon amusement. Passons rapidement sur les méthodes de paiement, qui n'avaient rien d'extravagant, en revanche je comptais bien mettre le doigt sur quelque chose.

- Hum... J'espère que je pourrais tout de même entretenir des relations avec le monde extérieur. Vous ne souhaitez pas monter un couvent, si ?

Je me doutais bien qu'il parlait surtout des missions que l'on allait confier à ses mercenaires, mais même là, sa règle entrait en conflit avec le point suivant de son règlement qui stipulait que ses mercenaires étaient libres de vivre comme ils l'entendaient. Sans parler du fait que lorsque ses mercenaires seraient en mission à l'extérieur justement, ils représenteraient forcément le groupe de mercenaires à l'extérieur, et Ramandar ne pouvait pas espérer être présent à chaque mission... Il était utopique de penser qu'il serait le seul intermédiaire avec le monde extérieur.

Mon impression de Ramandar se confirmait un peu plus à chaque mot qu'il prononçait. Définitivement, je n'avais rien à craindre de lui. J'étais à présent suffisamment détendue pour reprendre mon repas là où je l'avais interrompu, et je récupérai mon casse-croute que j'avais déposé sur mon sac. Le repas était frugal, mais après plusieurs mois sur les routes, mes standards avaient bien baissés, et j'acceptais plus facilement les mets de moindre qualité... Et bien, il ne serait pas trop tard lorsque je récupérerait enfin mes droits sur ma famille.

- En dehors de cela, vos règles me semble acceptables.

Son obsession de la liberté me servirait bien après tout... Son règlement sur l'acceptation également, bien qu'il n'ait pas mentionnés les Marqués. Peut-être, et c'était fort probable, n'en connaissait-il simplement pas l'existence. Tant que ce ne serait pas le cas, j'aurais un nouvel avantage sur lui. Sans parler du fait que je n'était pas bien grande et que je ne paraissait pas particulièrement impressionnante, il était donc facile de me sous-estimer.


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Ramandar
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Dim 11 Nov - 12:43
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Une petite bûche de bois s'écroula dans le feu me sortant de ma réflexion intérieure. J'abandonne les étoiles et leur lumière pour me reconcentrer sur la scène. Le regard inquisiteur de la magicienne se fondit dans le miens. Il est particulier de ressentir cet œil vous ausculter. Bien qu'il ne s'agisse là que d'une marque, comme un guerrier pourrait arborer une cicatrice, j'ai cette impression qu'elle me dépasse, me transcende, et pourrait même voir à travers moi. Ce n'est bien sûr qu'une idée malvenue de mon inconscient, mais la sensation reste forte et pressante. Même sa cicatrice est moins pertinente, dérangeante. Je pense que j'aurais du mal à m'y faire. Est-ce qu'on fini par s'habituer à un borgne ou un manchot ? L'avenir me le dira puisqu'elle semble partante pour rejoindre mon aventure dans ce groupe de mercenaire que je monte. A un petit détail près. Une question relevée des plus pertinentes. Et qui montre encore une fois que cette femme a de l'esprit. Mais j'avais déjà prévu que ce point pourrait être relevé. Aussi, j'ai évidemment une réponse adéquat.

- Je comprends que ce point soit un peu vague. En fait, c'est surtout pour dire que les missions doivent passer par moi et que les membres n'ont pas de pouvoir décisionnaire, en dehors de leurs missions bien évidemment. Tout d'abord, cela me permet d'éviter des situations cocasses. Si nous recevons deux missions de deux parties opposés dans un conflit, je ne veux pas que le groupe accepte chacune des missions. Soit je déciderai quel employeur mérite notre aide, soit je m'abstiendrai de faire intervenir les mercenaires en refusant les deux requêtes. De plus, je ne veux pas non plus accepter des missives … disons malveillantes. Si un groupe de bandits nous paient pour les aider dans un raid, peut m'importe leur prix, je refuserai. Ce sont des exemples, mais ce genre de situations pourraient bien arriver. Cependant, en mission, le groupe doit être autonome et prendre des initiatives, je ne pourrais pas être derrière chaque groupe et chaque décision, vous vous en doutez.

Néanmoins, comme je l'ai également précisé, les membres peuvent accepter les missions que la guilde aura accepté, mais en dehors de ça, ils restent libre de faire ce qu'ils veulent. Si l'un des membres se voit confier une mission spécifiquement à lui, et non pas au groupe, je ne l'empêcherai pas d'agir, et le groupe ne demandera aucune part de récompense. Par contre, il ne bénéficiera d'aucune aide ou ressource de notre part, en équipement ou en information. Est-ce un peu plus clair ?


Pendant ce temps, la dame a eu le temps de se détendre. Elle récupéra son dîner en s'installa près du feu, sûrement comme elle devait manger avant mon interruption. Une légère brise passe à travers les branches et me fait frissonner un coup. Je ne craint pas plus le froid qu'un autre, néanmoins il est clair que la nuit ne sera pas agréable. Pas ici en tout cas. Je pointe alors le haut de la montagne, à peu près, et je prends la parole au moment où mon interlocutrice croque dans une tartine laitière.

- En fait, mon quartier général se trouve à une heure de marche environ, peut-être plus à cause de la nuit. Mais vous y passerez une bien meilleure nuit qu'ici. Il y a bien quelques ouvriers ronfleurs, mais je saurais vous trouver une chambre au calme et un lit bien plus accueillant que cette terre humide. Cela vous intéresse, une fois votre repas terminé ?

A aucun moment je ne m'attends à un refus, je ne vois pas vraiment de raison. Une autre brise fraîche vient accentuer mes paroles comme un appel du destin. Moi, quoi qu'il arrive, je ne resterai pas ici pour la nuit. Je resserre les lanières de mes bottes et de mes gants, le voyage retour ne tardera pas, et avec lui, le premier espoir de Liberty Spirit.


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Pandora
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Aujourd'hui à 16:08

Manifestement, il n'était pas très au point lui-même sur son règlement... Mais son explication me satisfaisait pour l'instant. Tant que je restais libre de mes agissements, je pensais pouvoir me joindre à son groupe. Ce serait l'occasion de faire des rencontres, des connaissances, et je ne désespérait pas de tirer un quelconque profit de cette situation. Et en définitive, si les choses n'évoluaient pas comme je l'entendais, je pouvais toujours m'en aller et reprendre... Ma carrière solo ? On pouvait présenter la chose ainsi en effet...

Quoi qu'il en soit, la perspective d'un endroit chaud où passer la nuit me plaisait tout particulièrement. Au moins quatre murs pour bloquer les courants d'air, ce serait un bon début... Même avec ma cape, je sentais le froid environnant, et la chaleur de mon feu ne m'en protégerait pas toute la nuit. Sans parler du fait qu'un lit, même de paille, serait plus confortable que la terre battue pour dormir. Je hochai donc légèrement la tête à l'adresse de Ramandar.

- Certes, un vrai lit me ferait le plus grand bien. Cela dit, au vue de la distance à parcourir, je pense pouvoir me permettre de manger en marchant. Les nuits sont calmes par ici, mais nous ne sommes jamais à l'abri d'une attaque. Autant éviter de se mettre en danger inutilement.

Alors que je parlais, je me relevai de l'endroit où j'avais pris place et attrapai la bandoulière de mon sac de voyage pour la passer sur mon épaule. De quelques coups de ma botte, je recouvrai le feu de quelques poignées de terre de manière à ce que la forêt ne prenne pas feu par ma faute, puis je me retournai vers le lancier, dans l'expectative.

- Et bien, je suppose que je n'ai plus qu'à vous suivre ?

Tandis que ma main droite tenait mon repas, la gauche s'attardait sur la garde de ma rapière. Après tout, peut-être essayait-il tout de même de me mener dans un piège, même si l'impression que j'avais de lui n'allait pas en ce sens. Mais prudence est mère de sureté, et je ne comptais pas finir à nouveau entre les pattes de bandits peu scrupuleux. Kerorian ne pourrait pas me sauver à chaque fois.


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