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[Event] Halloween tales - Recueil d'histoires horrifiques

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Maître du Jeu
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Jeu 1 Nov - 14:06


Halloween Tales

Recueil d'histoires horrifiques


   

   
Dodiens, Dodiennes,

Les portes claquent, le vent souffle, les chandelles s'éteignent d'elles-même, les araignées rampent sur les planchers craquants et les fantômes surgissent de leurs tombes pour nous flanquer la frousse... Et oui, vous l'aurez compris, Halloween est là..! ... Comment ça on est en retard ? Pas grave, y'a toujours moyen de s'amuser !

En ce premier novembre, avec un peu de retard, le staff de Dawn of Destiny vous propose de nous faire profiter de vos plus grandes frayeurs.

Les règles sont très simples :
- Vous avez droit à un texte par personne. Ce texte devra être une histoire d'horreur, il devra nous faire peur, nous mettre mal à l'aise. Vous posterez vos textes à la suite de ce message, de manière à tous les compiler au même endroit.
- L'histoire doit se dérouler dans Tellius. Il peut impliquer votre personnage ou non, c'est à votre choix. Notez bien qu'aucun des évènement raconté ici ne sera canon.
- Le nombre de mot n'est pas soumis à restriction. Texte court, long, peu importe, tant qu'il nous fait vibrer.
- L'event sera soumis à un PEGI-16, ce genre d'histoire impliquant souvent des scènes de violence. Cependant, nous vous interdisons d'être gores simplement pour être gores. Ce genre de textes sera supprimé par l'équipe administrative sans préavis.
- Vous avez un mois pour nous présenter vos créations. La fin de l'event sonnera en date du premier décembre. Après cette date, plus aucun texte ne sera accepté.
- Les textes seront jugés par le staff. De fait, il s'agira forcément d'un jugement subjectif, soumis au ressenti lors de la lecture.
- Les récompenses seront les suivantes : 20 xp pour le texte qui atteindra la première place, 15 xp pour la seconde place, et 10 xp pour tous les autres participants.

Alors à vos plumes, vendez-nous du cauchemar !
   

   
   

   

   
©Codage by Mr. Chaotik from Never-Utopia
   
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Engar
Inutile Archer Mercenaire Hérétique.
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Dim 2 Déc - 0:09
Voici mon humble participation... 10 Minutes en retard désolé >.>

Combien de temps s’est écoulé ? 2 ans ? 3 ? 4 ? … Tout ce dont je suis certain c’est que ça se compte au moins en année… Non pas que j’ai réussi à garder un compte exact dans cette fichue cellule, mais au bout d’un moment… Je ne sais pas vraiment comment dire, ça devient évident.

Certainement pas à cause du passage du soleil et de la lune… Pas comme si je les avais vu depuis que j’avais été placé ici. Non, c’est davantage de plus petits détails, tels les changements de température, les rats qui courent sur la pierre et y crèvent, plus ou moins comestibles, la moisissure qui prospère et dépérit, la nourriture qui m’était amené, le bruit des bottes dans le couloir ou encore les gémissements de mes voisins, qui parfois criaient, ou bien se taisaient par être remplacé par d’autres.

Tout cela, je l’entends, le sens et parfois le goutte, mais suis bien loin d’en voir quoi que ce soit au vu de la pénombre permanente dans laquelle je suis plongée. A force, j’ai fini par pouvoir distinguer les formes, mais c’est tout… Et de toute façon je connais les lieux presque par cœur, pour ce qu’il y a à en retenir… Quatre murs, une porte qui ne s’est pas ouverte depuis… Presque depuis que je suis ici. A cela s’ajoute le trou pestilentiel par lequel je réussis à évacuer mes… Besoins naturels dirons nous et c’est tout.

Mais le plus intéressant reste les discussions des gardes quand ils passent. C’est tout ce qui me rappelle qu’il y a encore un monde à l’extérieur. Les gardes sont d’ailleurs toujours stupéfaits quand ils vérifient, par un judas situé dans la porte, que je suis encore en vie, râlant ou se réjouissant parfois quant à un pari fait à mon égard, probablement sur ma survie… Mais je compte bien vivre encore, ne serait ce que par orgueil… Oh c’est sans doute la pire situation que j’ai jamais connu, et je suis moi même stupéfait de ma résilience. Seulement, j’ai survécu à deux guerres et à un châtiment divin, ce n’est pas pour crever au fond de cette prison.

C’est odieux, mais ils ont probablement raison, puisque je ne sortirai jamais d’ici… Haute trahison, c’est ce qui a été retenu, alors que je ne faisais que protéger mon fils. A vrai dire je pensais mourir à cet instant, après tout ces bigots étaient bien plus nombreux que moi, mais bon, après deux ou trois morts ils ont prit peur. Cela dit ce que je n’avais pas prévu non plus, c’est que parmi les cadavres il y avait un fils cadet d’une des familles majeures de Beignon, et franchement… J’avais passé l’âge d’essayer de fuir. Non pas que je me suis fait la moindre illusion. Même si avec Sanaki aux commandes les choses vont mieux, je me suis assez battu sous la bannière des nobles pour comprendre leur état d’esprit… Et qu’un roturier, vétéran de guerre ou pas, ait fait versé le sang d’un des leurs était amplement suffisant. Au moins, l’aspect positif de tout cela est que tout ce qui impliquait mon fils a été oublié, désormais c’est une affaire strictement personnelle.

Pas que cela change grand-chose au fond, le fait est que je suis enfermé à jamais ici, et que je dépéris… Malgré mon âge j’avais encore des allures de guerrier lorsque j’ai été enfermé, mais aujourd’hui… Je n’ai aucune idée exacte de à quoi je ressemble, mais je la ressens, cette fragilité, cette impression que le moindre mouvement pourrait me faire tomber. Qui plus est, j’ai une bonne idée d’à quoi ressemblent des prisonniers de guerre maltraités. Je ne dois pas leur être très différent aujourd’hui, peut être les marques de tortures en moins.

Mais le pire est cette fatigue permanente. Peu importe combien de temps je dors, je me sens toujours épuisé, sans la moindre force et je dois me forcer pour me lever, bouger un peu, récupérer le peu de nourriture que je peux avoir, que ça soit par les bols parfois glissés par le panneau en bas de la porte ou d’autres moyens. En somme je dois lutter contre moi même pour subsister… Et les gémissements perpétuels de mes voisins n’y aident… Au contraire même, c’est quand ils se taisent que je me porte le mieux, et aussi cruel que ça soit… J’ai toujours une sorte de regain de vigueur quand l’une de ces voix se tait définitivement… Bien que je ne saurai dire si c’est pour ne pas finir comme lui ou juste parce que je suis soulagé de ne plus l’entendre.
Aujourd’hui est un de ces jours où une voix s’éteint… Mais elle me met particulièrement mal à l’aise… Elle ne se contente pas de simplement être absente comme les autres. Non, celle là, elle sent sa fin venir et s’agite une dernière fois… Cela commence par des cris de rages qui raisonne à travers les cellules, une voix éraillée, cassée, mais qui parvient à se faire entendre, insultant les gardes, les déesses et même ses parents. Encore et encore, sa voix couvrant la cacophonie des gémissements, les faisant même taire un instant. Puis, un silence tombe, les gémissements reviennent, mais cette même voix qui les a fait taire finit par les rejoindre, les surplombant cependant toujours. Sa colère s’est mue en terreur alors qu’il en appelle aux mêmes personnes qu’il a insulté, suppliant les gardes de le sortir de là, aux déesses de le prendre en pitié, ou encore ses parents de lui pardonner…

Mais il n’y a personne pour l’écouter… Les gardes ne sont pas dans la cellule, les déesses ont comme disparu, ses parents sont sans doute loin… Il n’y a que moi, et les autres, pour l’entendre. Pour l’entendre, supplier jusqu’à la mort elle même, qui, comme toujours,ignore ces suppliques jusqu’au moment où il se tait enfin. Rien ne laisse à penser qu’il soit mort, il pourrait très bien s’être juste endormi, mais il y a comme une pesanteur qui se fait ressentir, qui me fait savoir que c’est le cas, qu’il est mort…

Et je me sens si fatigué… Je crois que je peux dormir réellement, que je rouvrirai les yeux…

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Et une fois de plus je me réveille… Mais pas de moi même… Quelque chose me réveille… Pas le bruit du panneau par où est glissé la nourriture qui s’ouvre… Pas le bruit des bottes des gardes ou les gémissements de mes voisins auxquels je me suis habitué, mais un bruit, nouveau… Un martèlement, sourds, réguliers, qui résonnent jusque dans ma cellule.

Bom...Bom...Bom…

Cela me fait penser aux fois où j’entends les battements de mon propre coeur, mais non, c’est bien à l’extérieur que ça se passe, un son nouveau, qui captive mon attention. Cela me dit quelque chose, mais il me faut plusieurs minutes pour mettre le doigt dessus. On dirait un de ces prisonniers qui s’emportent une fois mis dans la cellule et s’agitent contre la porte… Mais d’habitude en des hurlements qui couvrent leurs vains effort contre la porte, et en fait… Ça semble presque calme en comparaison et pourtant, cela me tend d’autant plus… Plus que les gémissements, car ce son… Ce son n’a pas sa place ici.

Ce n’est cependant pas la seule chose qui me met mal à l’aise, car si ce son est anormal, il manque autre chose de… Plus normal, mais je n’arrive pas à savoir quoi, ce son répétitif m’empêchant de me concentrer encore davantage que les gémissements des autres prisonniers et ainsi de mettre le doigt sur ce qui manque.

Le temps passe, plusieurs heures, sans qu’un seul instant ce bruit répété ne cesse… Et l’évidence s’impose lorsqu’un nouveau son perce le silence, un son familier, mais qui n’aurait pas dû se produire de façon si flagrante… Le grondement de mon ventre… Je n’ai pas mangé, il n’y a pas eu de repas apporté aujourd’hui. Qui plus est il fait plutôt froid, et je n’ai aucune des « réserves secondaires » que peuvent constituer la mousse ou les vermines de la cellule.

Certes… Ca arrive des fois que les gardes oublient un prisonnier, et que la nourriture ne parvienne pas durant un jour, mais l’absence de cet infâme brouet aujourd’hui même me fait prendre conscience du son qui manquait… Les gardes… Pas le moindre bruit de bottes, pas de grommellement, pas de moqueries à l’égard des prisonniers. Non… Rien, d’autres que les bruits des prisonniers et des geôles même, les gémissements, les plaintes, le vent sifflant… Et ce battement, persistant.

La faim… La faim me tenaille, avec le temps je m’y suis un peu habitué, mais… Cela reste toujours aussi déplaisant. D’habitude, lorsqu’un tel repas est sauté, c’est un des rares cas où je me laisse aller à la lancinante fatigue qui ne me quitte jamais. Comme dit l’adage qui dort dîne… Ou du moins ne ressent pas la faim. Seulement, cette fois je n’y arrive pas… Ce battement, il raisonne dans mon esprit, au point que j’entends mon cœur l’imiter, encore.

Bom… Bom… Bom…

Seulement… Ce n’est pas juste mon cœur. Le son lui même est devenu plus fort… Raisonnant avec davantage de force, écrasant davantage les plaintes des prisonniers…

Mais je dois dormir… Je dois dormir… Avant que la soif et la faim me rendent cela impossible…

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...Cela fait trois jours… Trois jours que les gardes ne sont pas passés… Qu’il n’y a pas eu de nourriture, ou d’eau… J’ai réussi à subsister, uniquement car une pierre d’un mur s’est en partie délogée, laissant ruisseler un peu d’eau, dont je me suis abreuve comme je l’ai pu. Si seulement cette pierre s’était délogée plus tôt,avant que je ne sois si faible j’aurai peut être pu m’évader. Mais je n’en ai plus la force… Je parviens tout juste à comprendre ce qui se passe… Ce bruit, répété, de plus en plus intense, de plus en plus fort, ne se contentant pas de dominer les plaintes des prisonniers, mais les effaçant ! Chaque fois qu’une voix s’éteint, le son devient plus intense ! Je ne suis pas le seul à en être affecté ! De plus en plus les rares voix qui demeurent crient, de terreur ou de haine, suppliant que les autres arrêtent de taper, de cogner !

Mais ils ne s’arrêtent JAMAIS ! Même quand je dors, je sais qu’ils continuent de cogner, sans qu’un seul instant le son ne diminue ! A aucun moment… A aucun moment cela ne cesse…

Mon seul réconfort vient de cette pierre délogée… D’où vient un peu de lumière, un peu d’air frais… Il fait d’autant plus froid, mais au moins je respire ? Enfin j’ai toujours respiré bien sûr, mais j’ignore depuis combien de temps je n’avais pas senti quelque chose d’aussi… Pur.

Ce n’est cependant pas assez pour me faire oublier ce bruit… Il ne reste plus qu’une voix, juste à côté de moi, mais elle même je la sens de plus en plus faible, de plus en plus effacée. Puis à son tour, elle disparaît, et le son paraît proche, si proche, et encore un peu plus intense.

BOM… BOM… CRAC !

Soudain, une anomalie dans le son, dans le rythme. Le tambourinement est rompu par ce craquement, sans pour autant s’arrêter. Juste un peu moins fort… Et de nouveau des bruits de pas, mais traînant, se fait entendre dans le couloir, des gémissements, mais sans mots articulés, se faisant de nouveau entendre.

Je… Ne sais pas ce qui se passe… Je ne sais pas ce que c’est… Mais le martèlement continue, juste un peu moins fort, et … d’autres craquements se font entendre, et à chaque fois le martèlement se fait un peu moins fort…

Et soudain il reprend, encore plus fort, à ma porte… Tambourinant, toujours avec le même rythme, toujours en cadence.
Je suis si fatigué, je pourrai juste m’endormir, juste pour de bon cette fois… Mais non… Non je n’ai pas lutté autant toute ma vie pour simplement me laisser aller comme ça. Avec une force que j’ignorais avoir conservé, je me relève, tremblant, et m’approche à mon tour de la porte, tambourinant à mon tour contre la porte.

Bom...Bom...Bom….

Moi aussi… Je veux sortir…

Peu importe le coût...
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